Continuité musicale cubaine

J’ai eu la chance, cette année, de voir un immense musicien sur scène, Roberto Fonseca. Il fait parti de la grande école cubaine du piano. Il tourne encore en France. Si vous en avez l’opportunité allait le voir.

Son dernière album est un immense moment de bonheur. Il allie musique traditionnelle cubaine, jazz, musique africaine et musique urbaine. Ce disque est d’une énergie rare. Écoutez le jouer, il est fabuleux, il allie, comme souvent les musiciens caraïbes, piano mélodie et piano percussion. Il caresse et percute. Yo est sublime, écoutez juste le premier morceau, 80’s, et vous serez conquis, il combine toutes ses qualités porté à leur acmé, puissance et énergie, douceur et délicatesse du touché.

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Bibisa est un bel exemple de la discussion transatlantique que Fonseca a engagé entre la musique cubaine et africaine ici representée par la voix de  Fatoumata Diawara, le  n’goni de Baba Sissoko et la kora de Sekou Kouyaté. Vous frissonnerez avec l’incroyable voix de Mike Ladd dans Mi negra ave maria. La dimension spirituelle (religion yoruba) se prolonge avec 7 Rayos, ce morceau est monumental, le sommet peut être de l’album, hallucinant, fusion entre la spiritualité la plus traditionnelle et la musique électro. Le rythme est omniprésent, essence de la musique de jazz, toujours le rythme au piano, à l’orgue hammond, au moog. Il n’y a plus de distance dans la musique de Fonseca; les continents sont proches fusionnés, ils apportent le meilleurs de leur culture pour produire un mélange sublime, d’une énergie, d’une tension, d’une sensualité unique. Sur scène, son charisme, son charme alliés à à ses qualités musicales génère un immense bonheur. Le reste de l’album est du même niveau, si vous commencez à l’écouter attention, vous aurez du mal à décrocher.

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Quand j’ai écouté cette livraison de Fonseca, je fus aussi heureux car enfin un musicien reprenait et prolongeait l’héritage d’Anga diaz. Anga diaz est peut être le plus grand percussionniste du début du XXIé siécle. Il n’a laissé qu’un album comme leader, mais quel album, un ovni, et 6 ans plus tard Roberto Fonseca poursuit l’exploration de l’héritage, musical, culturel cubain. Je vous propose un morceau extrait d’Echu Mingua. Il est un très très bon exemple du génie d’Anga Diaz. Un grand classique du jazz revisité à la sauce world Music.

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Écoutez roberto fonseca, écoutez anga diaz. Ils sont du même bois. Quête des origines pour créer une musique de notre siècle, riche de toutes les influences, fusion passionnante, émouvante. Le rythme est tout dans la musique, ces deux cubains le démontrent encore. Le rythme est tout dans la vie, trouvez le bon rythme et la mélodie suit sans problème. Écoutez el Sonadoresta cansado et vous comprendrez.

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Avec Chabani, retour à un jazz plus dur, j’adore, dialogue entre la section rythmique et lui. Définitivement j’aime la Kora et la musique africaine. Je ne peux que vous conseillez, en passant, l’écoute du génial Afrocubism.

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Si vous n’aimez pas les mélanges, si vous n’aimez que la pureté, passez votre chemin, oubliez ces lignes. Du mélange, de la rencontre, nait la musique que j’aime, pas de frontière.

Je me demande pourquoi les hommes font autres choses qu’écouter de la musique et pourquoi ils ne profitent pas du peu de temps qui nous est imparti sur terre pour s’en mettre plein les oreilles, les yeux, le cerveau, en écoutant, en lisant, en faisant de la science. Musique intellectuelle, musique de tripes, il n’y a qu’une musique, la meilleure, avec roberto Fonseca, celle de la fusion culturelle, chacune enrichissant l’autre, quel beau mélange.

 

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