Le poète de Gaza (Limassol) par Yishaï Sarid traduction laurence Sendrowicz

J’ai écouté l’adaptation radiophonique de ce roman il y a deux semaines. Elle était remarquable. Je ne peux que vous conseiller son écoute.  L’histoire m’a fasciné et j’ai eu envie de prolonger le plaisir de l’écoute par celui de la lecture. Je voulais retrouver une phrase qui m’avait particulièrement ému. Je n’ai pas été déçu, au contraire. La mise en son a fait le choix d’une intrigue. La lecture se révèle plus complexe et émouvante.

poetegaza

Une plongée dans la tête d’un enquêteur des services secrets israéliens et par son regard dans une société fascinante et complexe. Il écrit bien, il maitrise l’intrigue, ses personnages sont denses derrière une apparente évidence du rôle. Violence, douceur, angoisse, insomnie, amour, amour des parents pour leurs enfants et bien sur omniprésente, la mort et ses ombres.

Un grand texte sur la relation parfois difficile qui unit enfant et parent. Toutes les facettes sont abordés, tous les ages, toutes les dimensions de cette relation que nous fantasmons si naturelle et qui ne l’est peut être pas tant. Sarid ouvre des portes à vous d’explorer les pièces, si le cœur vous en dit. Danger de cette relation où chacun peut se perdre et perdre l’autre. Un texte d’une immense tristesse sous le soleil d’Israël, je vous conseille cette superbe lecture.

Pour donner l’envie du texte, la phrase qui m’a poussé à l’acquisition de ce beau livre.

« Dommage que personne n’ait recueilli tous ces mots, ne les ait rangés dans une boite à trésor et enveloppés dans du coton, parce que c’étaient là les derniers mots d’un poète »

Le roman est traversé de quelques fulgurances poétiques qui en font quelques choses de plus qu’un simple très bon polar.

Bonne lecture et/ou bonne écoute.

La photo sur la couverture du poche est d’une immense portraitiste Lee Jeffries.

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