Semaine 25

Médecine

Pour poursuivre la discussion avec Antoine voici un très chouette article de KI sur les troubles de l’hémostase chez le patient cirrhotique et insuffisant rénal, le commentaire d’accompagnement est très bien aussi.

Les quatre messages de sécurité concernant les médicaments de la FDA à destination des personnes âgés (à mon avis valable pour tout le monde)

  1. Prenez les médicaments comme ils sont prescrits
  2. Faites une liste de tout ce que vous prenez. Le patient doit mieux savoir ce qu’il prend comme médicament que le médecin.
  3. Soyez conscients du risque d’interactions. Avant de prendre un médicament en vente libre ou d’acheter sur internet une poudre de perlimpinpin toujours se renseigner pour savoir si il n’y a pas une risque d’incompatibilité avec votre traitement habituel. L’alcool, certains jus de fruits, certains aliments peuvent modifier les effets de vos traitements.
  4. Reprenez systématiquement votre liste de médicament avec vos médecins. A chaque consultation avec un médecin revoir l’utilité de chaque médicament.

Facteur de risque du suicide dans le syndrome d’hyperactivité, la prise du traitement est associé. Prudence dans l’utilisation de ces molécules.

Pour un patient avec un diabète de type 2 mal contrôlé par la metformine, ce travail ne donne pas envie de commencer par ajouter de l’insuline. Il faudrait une belle étude randomisée pour répondre définitivement à la question, c’est comme pour la chirurgie bariatrique sur les complications micro et macro, ça donne envie mais on aimerait éviter le biais de recrutement obligatoire si on fait du non randomisé. L’hypoglycémie, voici l’ennemie, ou comment allons nous lutter contre le surtraitement sans basculer dans l’excès inverse, voici une bonne question.

Un nouveau biomarqueur qui prédit la survenue des événements cardio-vasculaires chez les patients avec un DFG altéré: suPAR. Avant de s’enflammer, il va falloir répliquer ces résultats très intéressant et déterminer si cette protéine à un rôle physiopathologique. Je vous rappelle que suPAR a beaucoup excité les foules dans la hyalinose segmentaire et focale. Le soufflé est bien retombé.

Après une cystectomie radicale quelques soit le montage, il faut surveiller la fonction rénale. Il y a un vrai travail à faire pour tenter d’améliorer le pronostic rénal à long terme en particulier chez les patients avec des facteurs de risque de progression identifiés ici ( age, altération du DFG préopératoire, HTA, hydronéphrose post opératoire, pyélonéphrite et obstacle urétéro-entérique).

Le linezolide donne des acidoses lactiques, la dialyse peut être un bon traitement adjuvant.

Science

Très bonne note sur des concepts scientifiques à utiliser avec prudence.

On oublie les STAPs et la science japonaise va sérieusement tanguer…
Ce n’est pas la fête pour les cellules souches en ce moment…

L’urée via les cyanates est bien une toxine urémique.

Aryl hydrocarbon Receptor joue un rôle majeur dans la réponse au LPS et dans le controle de la réponse inflammatoire aux bactéries. AHR, un facteur de transcription qui n’a pas fini de nous étonner.

Fabuleux article sur le lien métabolomique-génomique qui permet d’identifier des liens entre 145 loci et plus de 400 métabolites dans le sang. Les sites web créés pour explorer le monceau de données passionnantes et forts excitantes pour toutes les personnes s’intéressant à la toxicité des petites molécules sont des ressources sans fin. Il faut juste résister à la tentation d’explorer pendant des heures.

Divers

J’adore ce dessin. L’homme dans toute sa splendeur, vanité moderne.

C’est joli Rio.

Les néons, c’est chouette. J’en ai acheté un à Amsterdam.

Gareth Halliday est bien déjanté et c’est pas mal.

Bel exemple de street art abouti.

J’ai failli oublié cette magnifique interprétation du Boléro de Ravel par Francesco Tristano et Alice Sara Ott.

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3 réponses à Semaine 25

  1. Yann dit :

    Pas d’accord sur l’interprétation à donner au papier du BMJ sur le traitement de l’ADHD.  » If anything, the results pointed to a potential protective effect of drugs for ADHD on suicidal behaviour, » en est le take-home message!

    • PUautomne dit :

      Je suis rassuré, au moins une personne lit les articles que je mets en lien. Comme je n’ai jamais de commentaires, je m’inquiétais.
      C’est le take home message des auteurs. Je ne suis pas convaincu mais alors pas du tout par leur analyse à l’échelle du patient. Je pense que comme dans bien des études de registres, il y a un effet d’immortalité (http://ije.oxfordjournals.org/content/43/3/949.extract) qui biaise ces résultats.
      Je m’en tiens à l’échelon de la population qui montre une augmentation du risque. Je pense que la prudence est de mise et que surveiller régulièrement les idées suicidaires d’un patient sous psychotropes n’est pas forcément idiot. Le papier montre que la question n’est pas tranchée. La seule chose à faire un bon essai randomisé avec comme critère principal le suicide. On a au moins les données qui permettent de faire un calcul d’effectif.

      • Yann dit :

        D’accord pour ta conclusion sur la nécessité de l’essai randomisé. En psychiatrie, peu (pas) de molécules ont ce niveau de preuve, et notamment pas les antidépresseurs…
        Sur l’échelle de la population, quel que soit le psychotrope pris, on attend une augmentation du risque de décès par suicide, mais ca montre seulement qu’on ne prend pas des psychotropes quand on va bien. On doit surveiller le risque suicidaire chez des patients présentant un trouble mental (avec ou sans psychotropes), et ne pas oublier l’ADHD dans ces troubles. Est-ce que la mise en place d’un traitement médicamenteux pour l’ADHD doit modifier cette surveillance? Pas sur que l’article du BMJ apporte des éléments dans ce sens.

        (J’en profite pour te remercier pour la qualité de ton blog!)

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