Les sept plaies de la recherche scientifique par Y. Ben-Ari

sept pb de rechercheIl n’y a rien à ajouter, rien à enlever à la chronique de ce grand scientifique (le Monde du 2 juillet 2007).

Il raconte juste notre quotidien et nos rêves. La recherche est une aventure, peut être la dernière, tant que nous ne quitterons pas notre planète. Il s’agit d’un boulot passionnant, excitant, pour peu qu’on laisse les scientifiques libres. Nous demandons juste à ce que l’on nous fasse confiance. Nous sommes près à rendre des comptes, mais pas en permanence, pas continuellement. Arrêtons de croire que la science peut s’administrer, c’est comme vouloir qu’un artiste programme ses œuvres et ses traits de génie. Nous devons défricher des terres incognita par repasser le soc dans le sillon mille fois labouré. Là où il n’y a pas de risques il n’y a pas de grandes découvertes. Dans une société qui a mis en avant le principe de précaution, le risque est devenu un gros mot, une quasi-insulte. Pourtant nous ne pouvons pas vivre sans risque, surtout dans cette aventure qu’est la recherche. Il y aura toujours dans la découverte, une part d’imprévisible, de talent, de chance, qu’on ne mesure pas avec des grilles d’évaluation et qu’on ne programme pas. Il faut aussi accepter une part d’échecs, resterait il beaucoup de footballeurs sur des terrains si à chaque tir raté on sortait le joueur pour ne jamais le faire revenir? Nous sommes dans cette situation hallucinante de ne vouloir que des scientifiques à 100% de réussite, comme si chaque tir devait être un but… Imaginez la paralysie que ceci engendrerait chez le sportif.

N’ayons pas peur, osons, risquons, la recherche scientifique est un formidable travail, plus qu’un travail, une manière de vivre, indispensable à la diversité de l’humanité.

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