Poètes majeurs

Rencontres de poètes dans les podcasts de France culture au cœur de mon smartphone.

Le feuilleton de cette semaine est une merveille radiophonique. Laissez vous portez par la poésie de Morrison, Jim Douglas de ses prénoms. Le rythme, la musique, mélange des voix des acteurs et de la sienne, vie hallucinée et époque hallucinante magnifiquement rendues par la mise en ondes. Un grand moment et l’occasion d’écouter la poésie d’un grand du XXé siècle, sa clairvoyance qui ne pouvait conduire qu’à sa chute finale est terrible. Il voulait changer le monde, il a préféré fuir ce monde qui aurait pu le changer, lui le roi lézard et il sera rattrapé. Vie poétique, le concert de Miami est un acte profondément rebelle, ultra poétique, qui le conduira à son exil parisien. Immense chanteur et poète que ce Jim Douglas Morrison. Merci à France Culture pour ces 5 moments magiques. A écouter, garder et réécouter les jours où le monde nous effraie.

Un autre poète, français celui là, M Serge Gainsbourg. Lecture de ses chansons et aphorismes sans musique, certains sont magnifiés, d’autres moins, mais l’expérience montre le talent d’écrivain et de poète du grand Serge. L’absence de musique permet de faire ressortir les trouvailles verbales. Jeux de mots, fulgurances poétiques servis par la voix de Jane Birkin, Michel Piccoli et Hervé Pierre. Drôles, dépressifs, disjonctés des chansons/poèmes qui ne vous laisseront pas indifférents. Merci, pour ce très beau moment de douce folie. Nous n’avons pas fini d’écouter du Gainsbourg ou les Doors.

Même si marilou préfère:  » Jimi Hendrix, Elvis Presley, T-Rex, Alice Cooper, Lou Reed, Les Rolling Stones… » La version d’un autre grand monsieur de la chanson française pour finir en musique.

Je prends des risques à dire que j’aime Serge Gainsbourg, ce monstre qui, un jour, osa dire “Caresses et coups de poing dans la gueule sont les pleins et les déliés de l’amour.” Je me demande si il ne faut pas interdire ses chansons pour ces terribles paroles légitimant la violence faites aux femmes. Censurons, censurons, il en restera toujours quelques choses.

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