Plus de personnes obèses qu’en surpoids aux USA.

Les états-uniens viennent de basculer dans une nouvelle dimension si nous croyons cette nouvelle analyse de NHANES 2007-2012. Il y a plus d’obèses (estimation de 67 million) que de personnes en surpoids (estimation à 65 millions). Si dans la pratique, ceci ne change pas grand chose, symboliquement la bascule est un signal fort.

Ceci justifiera que nous dépensions encore un peu plus d’argent dans la recherche sur la pilule magique qui fait maigrir, alors que la vraie solution est connue de tous…

Source : Prevalence of Overweight and Obesity in the United States, 2007-2012

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2 réponses à Plus de personnes obèses qu’en surpoids aux USA.

  1. ucelli dit :

    «  »la vraie solution est connue de tous… »
    Je crains que tous en croient connaitre la solution , qui n’en est pas une.
    A moins qu’on ne parle pas de la même.

    • PUautomne dit :

      La solution, si tant est que pour une issue complexe il n’y ait qu’une solution. Je crois qu’il y a plutôt un ensemble de mesures.
      La solution est d’arrêter la publicité pour la nourriture et en particulier pour les enseignes dont nous savons pertinemment que la qualité nutritionnelle n’est pas au rendez vous. Limiter les volumes des packaging pour les aliments comme les chips ou les glace, les sodas. Mettre en place une fiscalité sur les sodas en particulier qui habituent au gout du sucré excessif. Parallèlement à ces mesures coercitives, il faut faire de l’éducation sur l’alimentation en commençant dès le plus jeune age, une fois par semaine dès le primaire faire de l’éducation nutritionnelle en utilisant pour les cours de français ou de math des messages à caractère informatif sur les aliments sains et les autres. Poursuivre cet effort durant toute la scolarité est essentiel. Il faut arrêter aussi les dispenses de sport, aucun problème de santé n’empêche de faire un exercice physique si il est adapté au handicap. La preuve nous conseillons à tous nos patients une activité physique régulière.
      La réponse est pour moi essentiellement sociétale, ensuite il y a un travail au niveau de l’individu qui ne doit pas se voiler la face sur ses comportements alimentaires qui posent problème ou son absence totale d’activité physique. Nous devons avec la personne identifier comment l’aider à perdre du poids mais comme pour le tabac, il faut aussi en avoir envie et accepter la réalité. J’ai vu une patiente en consultation en surpoids manifeste, le discours est je ne mange rien et je ne maigris pas. Je discute un peu, face à une certaine agressivité. J’aborde le grignotage et là le mari qui dit « mais tu fais comme le docteur dit tu manges rien au repas mais après tu manges toute la journée »… Dénégation de la patiente, regards furibards au mari, la discussion s’arrête. J’insiste sur le fait que le grignotage est très nocif pour la perte de poids.
      Face à la prise de poids il y a une injustice fondamentale, aucun problème, il faut apprendre à se connaitre et être objectif avec soi. Sans une éducation précoce à l’hygiène alimentaire, il n’est pas possible de s’en sortir.
      Ce qui m’énerve c’est de voir ce genre d’articles sur le drame de l’obésité et l’absence totale de volonté de résoudre le problème à l’échelon sociétal. Si nous n’avons pas le courage d’attaquer l’industrie agro-alimentaire, il n’est pas nécessaire de se lamenter sur le sujet et de stigmatiser les personnes avec de l’embonpoint.

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