Être un mentor

Si aux USA, la question revient régulièrement, en France, se poser cette question est souvent mal vu. Vouloir être un mentor est perçu comme vouloir être un mandarin. Il y a une différence culturelle majeure entre nos deux pays et probablement la différence de réussite tient à ce désamour de la position de maitre. Dans notre pays aimant tant la démocratie et l’égalité, il est vrai qu’imaginer une personne avec une certaine expertise et en faisant profiter les autres est vécu comme une agression insupportable.

J’ai eu deux mentors dans mon parcours, je les assume. Ils m’ont beaucoup appris. L’un est mon maitre en néphrologie et en tire une vrai fierté, moi aussi et de plus en plus avec le temps. L’autre ne voudrait certainement pas que je l’appelle ainsi, mais c’est la réalité et j’en tire aussi une vraie fierté. Je me pose pas mal de questions sur mon positionnement. To be or not to be a mentor. Je ne suis pas sur d’avoir les épaules assez larges pour assumer ça. Je ne sais pas, alors je lis des articles sur le sujet de temps en temps.

La lecture de l’article sur Schrier m’a fait penser à une courte note de blog lue récemment que je traduis, probablement mal.

Cinq règles pour être un mentor

  1. Être un véritable expert (avoir réellement quelque chose à partager avec l’autre)
  2. Accepter d’être un mentor même si vous n’êtes pas comme vos mentorés  (sexe, age, ethnie, etc)
  3. Savoir donner un retour négatif sans garder rancune.
  4. Utiliser votre pouvoir pour  aider vraiment vos élèves.
  5. Être fier de ses élèves et leur dire (prendre du plaisir à leurs réussites)

Après avoir lu ça, je ne sais pas si je pourrais un jour être un bon mentor.

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5 réponses à Être un mentor

  1. K dit :

    Je pense que tu l’es déjà, j’aurais pu donner plusieurs exemples à chaque règle…

  2. FH dit :

    Monsieur et cher Maitre,
    Etre un mentor c’est inculquer une manière de résonner, une manière de pratiquer, de vivre un métier aussi sacerdotale que la médecine; et je ne parle là que sur le plan médical et humaniste, pas universitaire…J’ai eu la chance, et J’en suis fier, d’avoir été ton élève durant ces années de compagnonnage.

  3. ca dit :

    C’est amusant que vous cherchiez à définir sans émotion ce côté un peu magique, parce qu’humain, de notre formation. Je pense qu’il ne faut plus vous creuser la tête pour savoir si vous êtes à la hauteur ou pas, parce que de toutes façons, on ne vous demandera pas votre autorisation… Et puis on ne vous en informera pas forcément. Je pense qu’il y a une grande part de compatibilité de personnalités, en plus des connaissances et de leur transmission.

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