« Saxophone Colossus » a 60 ans.

Ce disque m’accompagne depuis 25 ans et n’a pas pris une ride. Il est banal de dire que c’est un classique. Cinq thèmes, trois du colosse souffleur, Sonny Rollins, une composition du Great american song book de Raye et de Paul et un morceau de l’inspiré Kurt Weil, enregistré un 22 juin 1956 avec trois side men au sommet, on drums, sa seigneurie Max Roach, on bass, l’impeccable Doug Watkins et au piano l’élégant Tommy Flanagan.

LastScanCette galette est un des plus grands disques de jazz jamais produit. Il a suffit à faire entrer au panthéon Sonny Rollins. Il y a un équilibre, une justesse, une perfection, dans la composition, l’interprétation, un sommet de la musique du XXé siècle. Si vous ne connaissez pas le jazz, écoutez ça. Vous entendrez que cette musique faite d’improvisation et de ligne rythmique est le souffle de la vie. J’ai écouté un nombre invraisemblable de fois ces 39 minutes et 53 secondes. Je suis toujours ébloui. Chaque écoute est comme la première, le plaisir intact, juste du plaisir pur. Il devait y avoir un ange dans le studio. Un coup de blues, hop, « Moritat » dans les oreilles et la vie est belle. Un peu de bourdon, « St Thomas »  vous donne envie de danser. Une petite baisse de régime, « Strode Rode » recharge vos batteries. De la tristesse, « You don’t know what love is », vous consolera de toutes vos peines. Un moment de doute sur le sens de la vie « Blue seven » est là pour vous remettre dans le droit chemin. Si vous doutez que la batterie puisse être un instrument mélodique, écoutez le solo de Roach et la reprise de Rollins, incroyable. Tu es dans ton salon et tu as envie d’applaudir, de crier au génie, de te lever pour la standing ovation.

Alors précipitez vous sur ce jeune soixantenaire qui vous veux du bien.

[audio: http://perruchenautomne.eu/wordpress/wp-content/uploads/2016/06/04-Moritat.mp3]
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