Cours de master: Du modèle animal à l’essai clinique I

Mon mentor scientifique m’a demandé de faire deux cours de master 2 sur ce sujet.

Il n’y avais pas de médecins dans l’auditoire. J’ai été très embêté pour faire ce cours. Je ne savais pas trop quoi mettre. J’ai opté pour une introduction sur la notion de maladie, la modélisation de ces dernières en recherche biomédicale et enfin quelques plaques sur la vie du médicaments.

J’ai parlé deux heures sur le sujet avec seulement une trentaine de diapositives (la présentation est là). Je suis vraiment bavard.

Mon message fut surtout gardez votre esprit critique et ne gobez pas la communication (des chercheurs et des laboratoires pharmaceutiques) sans la faire passer par le filtre du doute.

 

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7 réponses à Cours de master: Du modèle animal à l’essai clinique I

  1. fanfan dit :

    n’ayant pas assisté à votre cours,petite question bête, pourquoi une photo du procès de Nuremberg?

  2. docteurdu16 dit :

    Votre diapositive 6 est, me semble-t-il, erronée.
    Big Pharma ne commence pas par avoir une molécule efficace (ce serait génial).
    Big Pharma se fait imposer ou s’impose elle-même (les meilleures servitudes sont celles que l’on accepte spontanément), par l’intermédiaire de financiers et d’analystes, un domaine « porteur » ou potentiellement « porteur » d’un point de vue économique.
    Porteur signifie soit une maladie peu fréquente et suffisamment grave pour que n’importe quel prix soit accepté (DMLA), soit un domaine (la cancérologie) où les études sont faites sous la pression des associations de patients financées par Big Pharma et sans beaucoup de contrôle avec des prix énormes, soit une maladie fréquente (ou que l’on rendra fréquente en élargissant les critères de diagnostic ou les risques encourus), soit en inventant une maladie à partir d’une maladie connue auparavant mais qui était confidentielle (troubles de l’attention chez l’enfant)… soit en choisissant des groupes de personnes (personnes âgées par exemple) pour lutter contre le vieillissement…
    Et ensuite, on screene des molécules, on fait des essais et, comme vous le notez, non pour guérir des maladies mais pour guérir des critères intermédiaires et / ou de substitution (le cholestérol)…
    Ensuite : disease mongering avec key opinion leaders, lancet, NEJM, congrès, visites médicales.
    Mais la maladie la plus innovante de toute : la prévention.
    Pour le disease mongering : voir ici : http://docteurdu16.blogspot.com/2009/02/disease-mongering-ou-la-strategie-de.html
    Mais il était difficile de tout dire en une diapositive…

    • PUautomne dit :

      Je suis d’accord avec votre commentaire. Pour une fois, j’essayais d’être gentil. Il manque à la diapo le texte qui l’entoure. J’ai expliqué la construction de ce phénomène hallucinant déjà décrit par J. Romains.
      Mon message était faites attention, soyez critique, exigez des critères avec du sens pour votre patient. On ne soigne pas une maladie mais un patient…
      Pour le disease mongering je pense que la palme reviens à la psychiatrie.

  3. Abee dit :

    tient, moi c’est un mec d’un labo qui nous à fait ce cours là … (mais bon c’était plus orienté sur les exigences législatives …)

    • PUautomne dit :

      Forcément le discours est un peu différent. J’ai pris le parti d’avoir une politique plus patient centré que législation centré. Les deux ne s’excluent pas, mais je connait mieux le soin que la loi.

  4. fanfan dit :

    merci pour le lien france culture, j’ai un peu mieux compris la présence de cette photo!

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