Le soleil vu des planètes Mars

A different astronomy and space sciencerelated image is featured each day, along with a brief explanation.

Source : APOD: 2015 May 12 – Two Worlds One Sun

Et oui deux planètes Mars dans notre univers…

 

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KANK un gène manque et le glomérule laisse filer les protéines

Source : JCI – KANK deficiency leads to podocyte dysfunction and nephrotic syndrome

Très bel article conduisant à la découverte d’une nouvelle famille de protéines importantes dans la fonction podocytaire chez l’homme, la drosophile, le rat et le poisson zèbre. KANK 1, 2 et 4 sont les 28,29 et 30é gènes responsable de syndrome néphrotique quand ils sont mutés.

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MIF, un facteur important pour la formation des kystes rénaux

Source : JCI – Macrophage migration inhibitory factor promotes cyst growth in polycystic kidney disease

Une nouvelle piste pour ralentir la croissance des kystes dans la polykystose rénale autosomique dominante, inhiber le macrophage migration inhibitoty factor (MIF).

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Et pendant ce temps le Wyoming interdit la collecte des données environnementales

Source : Wyoming law against data collection: Protecting ranchers by ignoring the environment.

Le Wyoming interdit la collecte des données environnementales dans l’état si vous prévoyez de les soumettre à une organisation gouvernementale fédérale. Le but, éviter des poursuites pour une mauvais qualité des cours d’eau dans cet état.

Un joli écho à la note précédente, non?

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Surfer dans une poubelle

Paradise lost

Source : this isn’t happiness™ (Paradise lost), Peteski

Sept images qui sont une magnifique illustration de notre grande capacité de destruction en temps qu’espèce animale.

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Quand en faire moins est une bonne chose, une ode à la décroissance en médecine

Millions of people get tests, drugs, and operations that won’t make them better, may cause harm, and cost billions.

Source : America’s Epidemic of Unnecessary Care – The New Yorker

Vous devez lire ce formidable article de Atul Gawande, bien écrit et très instructif. Il montre brillamment comment notre système de santé avec un paiement à l’acte, je vous rappelle que nous sommes à la T2A à l’hôpital, est un cercle vicieux qui incite à prescrire plus d’examens et à faire plus d’actes que nécessaire. La médecine défensive est aussi en cause aux USA du fait de la peur de la poursuite. L’article décrit avec des exemples simples comment en faisant des examens inutiles, nous pouvons nuire. La leçon est toujours la même « Less is more ». Plutôt que d’avoir des réflexes monosynaptiques, un symptôme, un examen paraclinique ou une pilule magique. Un bon examen clinique et une prise de temps pour de la réflexion permettent de limiter la consommation médicale et ses effets secondaires. Faire une IRM pour une lombalgie sans signe de compression nerveuse, n’est probablement pas rendre service à son patient.

Gawande cerne bien les tenants de cette inflation de paracliniques. Il ne se contente pas d’un constat mais montre des pistes permettant de limiter le recours à trop d’examens ou d’opérations injustifiés. Il donne l’exemple de Wallmart qui a passer un contrat avec six centres d’excellence sur les douleurs lombaires. Ceci a permis de diminuer le recours à la chirurgie. AUtre exemple le système WellMed qui assure aux praticiens plus de temps pour soigner les patients plus complexes sans perte de salaire à condition de moins prescrire d’hospitalisations et d’examens inutiles. Ces solutions marchent.

Elle repose toutes sur des concepts simples:

  1. Remettre la clinique au cœur de la prise en charge du patient,
  2. Développer des centres experts avec une culture de la juste intervention et *
  3. Sortir d’une stratégie « je te paye plus si tu fais plus d’actes ».

A l’heure où nous voulons faire des économies, les pistes ouvertes par cet article sont assez facile à mettre en œuvre. Il faut juste sortir d’un mode de pensée libérale simpliste et de nos petits corporatismes. Si des médecins américains y arrivent, je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas possible en France.

Je voudrais en profiter pour vous rappeler « Choosing Wisely« . J’aime bien lire ces recommandations pour la décroissance. Je vous conseille de les garder à proximité. Choisir avec intelligence, sans se laisser guider par la peur de gros mots comme « cancer » pour des petits machins sans risque. La comparaison de l’article entre cancers et tortue ou lapins est très futée. La majorité des cancers de la prostate, de la thyroïde sont des tortues. Il y a un Pdf qui compile les trucs inutiles. J’aime bien celui sur le dépistage du cancer de la prostate. Sinon dans ma spécialité celui ci est un de mes préférés, les AINS c’est le mal

En chanson peut être que le message passera encore mieux. J’avais fait une petite traduction en Français, ici. Jetez vous sur l’article vous le regretterez pas.

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C’est quoi le Biobanking?

Je vous conseille ce site, pour les patients, qui explique le concept de biobanque, les enjeux, et l’importance de prélever des échantillons de patients liés à des données phénotypiques de qualité. J’insiste sur l’importance de la donnée phénotypique, c’est souvent le point faible.

Scandinavia at Night
Le biobanking est un énorme enjeu de santé publique.

Il est important que les personnes atteintes d’affections rares ou pas acceptent de participer à la création de collections. L’intérêt est simple. Quand vous découvrez un nouveau biomarqueur si vous avez depuis dix ans accumulé des échantillons bien conservé de patients avec la pathologie d’intérêt, vous êtes capable de faire votre preuve de concept très vite. Si en plus vous avez suivi vos patients, vous avez de bonnes chances de pouvoir exploiter très rapidement vos résultats en particulier en terme de pronostic. La mise en place d’une biobanque est un gros travail, difficile, consommateur de temps et d’argent mais qui peut se révéler hautement rémunérateur en terme de connaissances mais aussi de dépôts de brevets et de collaborations industrielles. Un très bon exemple de constitution d’une biobanque en néphrologie est le projet CKD-REIN. Le recrutement de 3600 patients avec une insuffisance rénale chronique et leur suivi, permettra de répondre si le dosage de certains marqueurs,dans le sang ou les urines, est vraiment utile pour identifier les patients à risque de progression. Associée aux cohortes brésiliennes et allemandes dans CKDopps, il y aura des données dont l’analyse devrait nous donner des informations importantes sur les tenants de la progression de la dégradation de la fonction rénale.

Voilà pourquoi le biobanking est une activité capitale et stratégique pour toutes les structures ayant la prétention de faire de la recherche bio-médicale.

La partie pro du site est très bien.

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La photo vient de là.

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Comment voir les étoiles de la terre ?

Source : xkcd: Astronomy

Pour éviter de monter sur l’escabeau et voir enfin l’étoile double d’Alpha du Centaure, il vous faut utiliser le télescope de l’observatoire de las campanas au Chili.

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 the highest resolution version available.

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Discussions autour de la P-Value

Ridding science of shoddy statistics will require scrutiny of every step, not merely the last one, say Jeffrey T. Leek and Roger D. Peng.

Source : Statistics: P values are just the tip of the iceberg : Nature News & Comment

Actuellement la mode est de bruler les statistiques inférentielles et en particulier la p-value. Une revue a banni cette approche, d’autres ne veulent plus de p mais uniquement les intervalles de confiance, etc. Si vous suivez des statisticiens ou lisez un peu de littérature biomédicale, depuis quelques semaines, c’est un déchainement.

Je vous conseille la lecture de ce court article de Nature qui replace la problématique de façon beaucoup plus froide. L’approche Bayesienne peut tout à fait être aussi biaisée et limitée que l’approche inférentielle si l’ensemble du pipe-line avant l’étape analyse statistique est mauvais. On se focalise sur les statistiques en oubliant le reste de la méthodologie, comme par exemple la production des données ou leur lifting.

Ce commentaire est bien venu pour nous rappeler que toute la chaine doit être propre pour avoir des résultats utiles. Il ne suffit pas de bruler la p-value pour régler les problèmes de la recherche biomédicale, mais connaitre ses limites et son utilité.

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« W ou le souvenir d’enfance » de Georges Perec

J’aime bien être en vacances car j’ai du temps pour lire.

CdS_baltrumQuatre livres m’ont accompagné pour ces quelques jours en Allemagne. J’ai pris du plaisir dans l’immersion littéraire comme toujours. Hier en rentrant, j’avais fini l’excellent « Même pas mort » de Jaworski. J’ai choisi deux livres dans ma pile de tsundoku, pour finir la semaine. Et puis dans un autre amas, je vois en haut de la pile un W. Je m’approche je prends l’objet et je m’aperçois qu’il s’agit d’une lecture critique du livre de Perec. Je la referme aussitôt. L’envie de lire ce W m’a saisi. Je devais lire ça. Je l’ai rapidement trouvé. J’ai commencé la lecture pour la finir aujourd’hui, le 8 mai 2015. Il n’y a pas de hasard dans la vie.

Je suis un amoureux de Perec, j’aime sa littérature, ses mots croisés, ces jeux. Je lis au compte goutte ses œuvres car je sais que sinon je ne pourrais plus rien faire d’autres. W m’attendait depuis longtemps. Je ne savais pas de quoi il parlait. Je ne vous raconterai rien car ce serait vraiment vous gâcher le choc littéraire.

Il s’agit d’un chef d’œuvre. Je n’avais pas été bouleversé à ce point par un texte depuis longtemps. Il fait écho à des choses autour desquelles je tourne depuis quelques temps. Si vous pensez que l’inconscient n’existe pas, si vous pensez que Freud et la psychanalyse c’est du vent, premièrement, vous vous trompez, deuxièmement, lisez W et vous comprendrez.

La puissance de l’esprit pour déplacer, limiter la souffrance, mais finalement la faire ressortir d’une autre façon, car on n’est jamais indemne lors d’un deuil, est prodigieuse. On refoule, on refoule et ça finit toujours par déborder. Refuser de se coltiner avec ses fantômes est une erreur, une terrible erreur. Ne pas parler des morts, de la souffrance de leurs absences est une grande connerie. Ne pas se pencher sur sa généalogie et son impact sur nous et ridicule, on veut échapper à une douleur pour en découvrir une bien pire, plus tard au moment où on est le plus fragile et la souffrance est décuplée.

« W ou le souvenir d’enfance » est un monde, celui de l’inconscient. Affronter la perte des êtres aimés, quand il n’y a pas de mots mis dessus, entraine des traumatismes terribles. Le travail douloureux d’affronter nos terreurs est essentiel pour aller mieux. Plus les années passent plus je mesure à quel point Freud est un penseur essentiel.

W est un choc, il faut le lire d’une traite pour rester sous tension. Tension de cette double narration s’enchevêtrant, tension du sport, tension de la fuite, tension de la quête des origines, tension de la recherche de son histoire. Nous ne passons peut être notre vie qu’à ça, reconstituer notre histoire, à travers nos souvenirs et nos rêves.

Le génie de Perec est d’arriver à faire de son histoire singulière une œuvre majeure et qui parle à tous.

Je suis ébloui par le talent de Perec. Alors lisez W.

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