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Poème quotidien par Vinau

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Une I-A pour passer les ECOS

Vous allez en entendre parler ad nauseam de ce preprint. Un chatbot qui fait mieux qu les médecins pour diagnostiquer la maladie du patient et avec plus d’empathie. Plus besoin de médecin, il faudra juste interroger votre AMIE. On imagine comment les politiques terrorisés par les déserts médicaux vont adorer cette nouvelle et se délecter à l’idée que l’I-A ne va pas vraiment les obliger à faire un effort pour la santé, car bientôt tout sera réglé par Google Health.

Je suis persuadé que l’I-A nous remplacera, quand je ne le sais pas mais elle fera mieux que nous pour le diagnostic par la force des choses. Ici, c’est un premier pas mais vraiment le premier demi-pas. Le plus intéressant dans l’article est la méthodologie d’entraînement que le résultat « clinique ». Les auteurs ont fait un truc intelligent ils ont laissé la machine discuter avec elle même. C’est probablement l’avenir en médecine où les corpus d’entretien clinique ne courent pas les rues. Aucun doute que cette approche d’entraînement est promise à un bel avenir. Pour comprendre la complexité de passer de super résultats en laboratoire à reproduire ça sur le terrain je vous conseille ce papier.

Rapidement sur l’évaluation clinique, ils ont pris comme test, non pas un vrai patient mais une situation clinique standardisé joué par un acteur, un Examen Clinique à Objectif Standardisé (ECOS). Vous voyez la différence entre ce test et la vraie vie. En passant, on évalue les compétences cliniques des étudiants en médecine avec le même outil. Petite pensée aux 6e année qui voit que l’I-A les aiderait bien pour les ECOS nationaux en mai. On capture certes des compétences mais on est bien loin d’une clinique avec un vrai patient.

Dans ce genre d’exercice l’I-A est meilleure que des médecins. La standardisation l’aide car les données arrivent facilement (des acteurs à qui ont a appris un scénario qu’il déroule) et comme elle est formée sur du standardisé, il est normal que ça marche bien. Les cliniciens qui ont joué le jeu ont répondu comme des chatbots par écrit ce qui n’est pas du tout naturel pour un médecin. Nous sommes formés pour l’interaction physique et pas pour passer par le biais du clavier. Les ECOS pour les étudiants en médecine se font en IRL. On est bien loin du patient bourré des urgences ou du patient confus ne parlant pas français qui débarque dans le service. Le fait que la machine n’est pas besoin de récupérer physiquement les informations est une grosse limite.

Pour la mesure de l’empathie ou de la qualité de l’interaction, c’est carrément du foutage de gueule. J’imagine faire un ECOS via un chat, en cherchant le diagnostic, en tapotant sur mon clavier. On va à l’os dans la discussion pour s’économiser sur la frappe. La machine, ça ne lui coûte rien d’en rajouter dans l’empathie qui n’est qu’une tournure de phrase qu’elle a appris. A mon sens comparer le niveau d’empathie dans cette situation est totalement ridicule, même si probablement nous avons à apprendre de la machine pour paraître plus empathique et faire de plus jolies phrases.

Ce papier est une étape importante dans la création d’outils de diagnostic pertinents. On est encore loin de la consultation faite de A à Z par une I-A, mais c’est le sens de l’histoire. Nous passera probablement par une aide d’aide au diagnostic qui permettra à l’I-A en entrant dans la vraie vie d’apprendre encore plus. Cette phase d’apprentissage faite en vraie vie, elle sera forcément plus efficace. Nous entrons dans le machinocène, toujours bien mâtiné de capitalocène.

Si vous vous demandez pourquoi que je met un tiret entre le I et le A de l’intelligence-artificielle, je vous conseille l’écoute de Daniel Andler qui vous l’expliquera mieux que moi. SI vous avez aussi envie d’entendre un autre son de cloche sur l’intelligence que l’angoisse, je vous conseille l’écoute de James Bridle.

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Un morpion qui boit du sang

La référence est .

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La naissance de Vénus TARR Hajnalka

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Pourquoi l’urine est jaune?

La réponse est simple, connue depuis mars 1897, l’urobiline. Elle donne sa jolie couleur dorée à votre pipi. L’urobiline est le produit d’oxydation de l’urobilinogène. La question plus compliquée restait comment est produite l’urobilinogène?

La réponse vient d’être donnée par un article de ce début d’année. La bilirubine, éliminée par la bile dans le tube digestif, est dégradée en urobilinogène par une enzyme du microbiote, la bilirubine réductase (BilR), essentiellement produite par les espèces Firmicutes. L’urobilinogène est absorbée par le tube digestif et éliminée dans les urines où elle s’oxyde en urobiline. Les auteurs ont retrouvés cette enzyme dans quasiment tous les microbiotes étudiés, sauf durant la période néonatale. Cette absence explique probablement la susceptibilité des nouveaux nés à la toxicité de la bilirubine.

Ce travail confirme l’importance de l’axe foie-intestin-rein en physiologie humaine et notre dépendance à nos compagnes bactérienne. Certains rêvent de pureté génétique alors que nous vivons avec tant de génomes bactériens différents. Nous sommes des hybrides eucaryotes-procaryotes.

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Quand la qualité pénalise les plus fragiles

L’idée de payer pour la qualité des soins est l’antienne qui doit sauver le système de soins dans une vision mercantile de sa mise en œuvre. Qu’est ce que la qualité des soins? Une question plus que difficile et qui comme toute métrique ne capture que ce que l’on mesure et comment on le mesure. Un article récent illustre bien, comment en croyant bien faire ces mesures de « pay for quality » non ajustées sur la complexité des patients sont dangereuses.

Aux USA, un certain nombres de structure de dialyse ont été sélectionné pour participer à programme leur donnant un bonus ou un malus en fonction de la qualité des soins. Ici la qualité est déterminé par le nombre de patients dialysant à domicile et l’accès à la transplantation. Ce travail s’est intéressé à l’impact du risque social déterminer par la proportion de patients noirs, hispanique, habiter dans un quartier défavorisé et à l’initiation de la dialyse ne pas être assuré ou dépendre de Medicaid.

Les résultats sont simples. Les unités de dialyse prenant en charge les patients avec le risque social le plus élevé sont celles qui ont le plus de mal à atteindre les critères de qualité en particulier la dialyse à domicile. Ce qui est logique, quand on est mal logé on a du mal à dialyser à domicile. Du coup, les structures ne reçoivent pas de bonus et sont plus souvent pénalisées financièrement. Ces centres qui prennent en charge les patients les plus marginaux donc difficile à soigner sont structurellement mal traitées par les institutions. Il est peu probable que cette approche améliore la qualité des soins des populations les plus défavorisées.

La leçon de ce travail, si on veut récompenser les soignants vertueux, il faut ajuster la métrique sur la difficulté à soigner des patients difficiles. Il est évident que le niveau socio-économique et culturel a un impact très fort sur le soin. Avant d’appliquer ce genre de choses, il faut bien réfléchir à ne pas faire une discrimination anti-pauvres ou aggraver le racisme structurel. Il serait logique de fournir aux centres qui prennent en charge les patients les plus défavorisés plus de moyens justement pour les aider à mieux soigner. Idéalement, il faudrait lutter contre les inégalités sociales pour améliorer les indicateurs de santé, mais ça ne concerne plus les soignants mais les politiques et la société.

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Poème du jour

Thomas Vinau

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An apple a day keeps the doctor away

Giorffy Lazlo

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Thomas Vinau du jour

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