{"id":2749,"date":"2014-10-18T09:07:22","date_gmt":"2014-10-18T08:07:22","guid":{"rendered":"https:\/\/perruchenautomne.eu\/wordpress\/?p=2749"},"modified":"2014-10-20T06:55:37","modified_gmt":"2014-10-20T05:55:37","slug":"murambi-le-livre-des-ossements-de-boubacar-boris-diop","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/perruchenautomne.eu\/wordpress\/2014\/10\/18\/murambi-le-livre-des-ossements-de-boubacar-boris-diop\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Murambi, le livre des ossements\u00a0\u00bb de Boubacar Boris Diop"},"content":{"rendered":"<p>Il est des textes qui vous d\u00e9cille les yeux. Il est des livres dont vous savez \u00e0 la premi\u00e8re page que vous vous en souviendrez toute votre. Il est des ouvrages qui chamboule votre vision d&rsquo;un instant historique, de votre vie. Le chef d\u2019\u0153uvre de Boubacar Boris Diop est de cette trempe.<\/p>\n<p>Je ne me suis jamais int\u00e9ress\u00e9 au Rwanda.<\/p>\n<p>Quand le g\u00e9nocide a eu lieu, j&rsquo;\u00e9tais jeune interne et tr\u00e8s amoureux. Le g\u00e9nocide contre les Tutsis a commenc\u00e9 le 7 avril 1994. Il a dur\u00e9 100 jours. Cet ultime extermination de masse du XX\u00e9 si\u00e8cle ne m&rsquo;a pas touch\u00e9, loin, l\u2019Afrique, ma vie qui changeait. Je ne savais pas encore \u00e0 quel point, avec la rencontre d&rsquo;une jeune femme au sourire et regard ravageur dans un ascenseur du service o\u00f9 je m&rsquo;agitais. Au moment des faits, je n&rsquo;avais pas mesur\u00e9 la dimension g\u00e9nocidaire du processus. En France, qui l&rsquo;avait vraiment mesur\u00e9? Noy\u00e9 dans un discours m\u00e9diatico-officiel l\u00e9nifiant et peu objectif, puis \u00e9crabouill\u00e9 par la machine Coupe du Monde. J&rsquo;ai d\u00e9couvert ce crime de masse, dans sa dimension intime, au cours d&rsquo;une <a href=\"http:\/\/www.rencontres-arles.com\/C.aspx?VP3=CMS3&amp;VF=ARL_709_VForm&amp;FRM=Frame%3AARL_844\">exposition photo \u00e0 Arles<\/a> en 2012. Le photographe, <span id=\"a2.1.10.2.10:Label025d2d812a_Lbl\" class=\"Lbl\">Jonathan Torgovnik<\/span>, a photographi\u00e9 les m\u00e8res et les enfants, fruit du viol. L&rsquo;exposition s&rsquo;appelle Intented Consequences, vous pouvez voir les clich\u00e9s et films sur <a href=\"http:\/\/www.torgovnik.com\/pages\/gallery\/39\">le site de l&rsquo;artiste<\/a>. Les portraits \u00e0 deux sont superbes, les histoires atroces. J&rsquo;avais \u00e9t\u00e9 boulevers\u00e9 par les images de ces femmes \u00e9levant un enfant, fils ou fille, cons\u00e9quence d&rsquo;un viol collectif le plus souvent commis par le meurtrier du reste de la famille ou par celui qui allait mutiler la m\u00e8re ou la contaminer par le virus du VIH. J&rsquo;avais touch\u00e9 du regard la dimension effrayante du meurtre de proximit\u00e9 qui est abord\u00e9 dans le livre de Diop. J&rsquo;avais \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s remu\u00e9 par les textes, les mots des victimes \u00ab\u00a0m\u00e8res et enfants\u00a0\u00bb car les deux sont victimes des crimes des p\u00e8res.<\/p>\n<p>J&rsquo;avais un peu mis sous le boisseau toute cette \u00e9motion. Cette ann\u00e9e, la formidable s\u00e9rie de <a href=\"http:\/\/www.franceculture.fr\/emission-la-fabrique-de-l-histoire%20|%2013-14\">\u00ab\u00a0la fabrique de l&rsquo;histoire\u00a0\u00bb<\/a> sur le Rwanda et en particulier <a href=\"http:\/\/www.franceculture.fr\/emission-la-fabrique-de-l-histoire-rwanda-24-2014-07-01\">l&rsquo;\u00e9mission du mardi<\/a>, m&rsquo;avait \u00e0 nouveau boulevers\u00e9 et fait pleur\u00e9 en entendant les voix des victimes.<\/p>\n<p>Depuis quelques ann\u00e9es, je commen\u00e7ais \u00e0 trouver cette exp\u00e9rience g\u00e9nocidaire fascinante, comme finalement toutes les exp\u00e9riences humaines extr\u00eames. J&rsquo;avais saisi la port\u00e9e du g\u00e9nocide contre les juifs d\u2019Europe gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;immense livre de Raul Hilberg, \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/La_Destruction_des_Juifs_d%27Europe\">La destruction des juifs d&rsquo;Europe<\/a>\u00ab\u00a0. La premi\u00e8re partie qui pose les conditions du g\u00e9nocide sont profond\u00e9ment enracin\u00e9 en moi. Elle montre la banalit\u00e9 de l\u2019antis\u00e9mitisme dans l&rsquo;Europe qui a rendu possible les \u00e9tapes suivantes. Cette terrible banalisation des th\u00e8mes et des comportements haineux qui feront le lit de ce drame est la racine du mal. Quand j&rsquo;entends certains discours actuels et que je me souviens des pages de Raul Hilberg, j&rsquo;ai un frisson d\u00e9sagr\u00e9able. Ce sera un roman cette fois ci qui finira de m&rsquo;ouvrir les yeux sur la dimension exceptionnelle, unique du g\u00e9nocide contre les Tutsis du Rwanda.<\/p>\n<p>Il y a quelques semaines, j&rsquo;ai d\u00e9couvert une formidable collection de livre de poche chez <a href=\"http:\/\/www.zulma.fr\/collection-litterature-collection-de-poche-z-a-17-0.html\">Zulma, Z\/a<\/a>. Ces livres sont de tr\u00e8s beaux objets, les couverture sont fabuleuses, les textes exigeants mais d&rsquo;une puissance impressionnante. J&rsquo;ai commenc\u00e9 p\u00e9niblement avec un grand texte hongrois \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.zulma.fr\/livre-poche-epepe-572079.html\">Ep\u00e9p\u00e9\u00a0\u00bb de Ferenc Karinthy<\/a>, puis <a href=\"http:\/\/www.zulma.fr\/livre-poche-le-singe-egal-du-ciel-572092.html\">\u00ab\u00a0Le singe \u00e9gal du ciel\u00a0\u00bb<\/a> de Fr\u00e9d\u00e9rick Tristan (je suis totalement fan de cet OLNI) puis <a href=\"http:\/\/www.zulma.fr\/livre-poche-singe-savant-tabasse-par-deux-clowns-572080.html\">le fantastique \u00ab\u00a0Singe savant tabass\u00e9 par deux clowns\u00a0\u00bb<\/a>, un recueil du meilleur nouvelliste fran\u00e7ais actuel, le Maupassant du XXI\u00e9 si\u00e8cle, G.-O. Ch\u00e2teaureynaud. J&rsquo;avais achet\u00e9 celui dont je vais vous parler parce que la couverture \u00e9tait particuli\u00e8rement belle avec son bleu et ses traits dor\u00e9s. Je voulais lire quelques choses sur le g\u00e9nocide.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.zulma.fr\/livre-poche-murambi-le-livre-des-ossements-572001.html\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.zulma.fr\/datas\/images\/livres\/-poche-l-572001.jpg\" alt=\"Murambi, le livre des ossements\" \/><\/a><\/p>\n<p>D\u00e8s la premi\u00e8re histoire, ce fut un choc, m\u00eame choc que celui de Cornelius revenant sur sa terre natale, m\u00eame choc que la d\u00e9couverte du corps de Theresa Mukandori \u00e0 <a href=\"http:\/\/chs.univ-paris1.fr\/genocides_et_politiques_memorielles\/?Ntarama-et-Nyamata&amp;artpage=2-3\">Nyamata<\/a>, m\u00eame choc que tout \u00eatre humain d\u00e9couvrant la folie de son esp\u00e8ce. D\u00e9couvrant qu&rsquo;en son c\u0153ur, il existe peut \u00eatre suffisamment de noirceur pour faire ce que les Hutus on fait aux Tutsis. Folie meurtri\u00e8re, froideur du calcul politique, entrainement par la masse, n\u00e9gation de l&rsquo;alt\u00e9rit\u00e9, habitude du crime impuni et un jour les digues fragiles de la conscience de l&rsquo;autre sont bris\u00e9es par des hommes fous qui autorisent le d\u00e9chainement meurtrier. 100 jours d&rsquo;assassinats, 1 000 000 million de morts, aucun lieu respect\u00e9, meurtres dans les \u00e9glises, les \u00e9coles, aucune limite, tortures, viols, mutilations. Que faire? Que dire? Quand l&rsquo;humanit\u00e9 est \u00e0 ce point perdue. Quand la folie devient norme, quand toutes les limites morales patiemment construites par l&rsquo;\u00e9ducation, le savoir, la culture, explosent.<\/p>\n<p>Ce livre est une merveille, un immense moment d&rsquo;humanit\u00e9. Il transmet si bien ce qu&rsquo;est ce g\u00e9nocide, sa port\u00e9e locale et universelle. Si les circonstances sont celles d&rsquo;un lieu donn\u00e9 avec son histoire, sa sp\u00e9cificit\u00e9. Les acteurs sont des hommes comme nous. Nous ne sommes diff\u00e9rents ni des victimes, ni des bourreaux, le m\u00eame sang coule dans nos veines, irrigue notre cerveau. Le coup de machette nous tuera de la m\u00eame fa\u00e7on sans distinction de couleur de peau, de longueur du nez ou de finesse de la taille. Qui sait ce qu&rsquo;il ferait dans ces situations, qui ne tenterait pas de sauver sa vie comme le Matelot, qui ne deviendrait pas un bourreau acharn\u00e9 et schizophr\u00e9nique comme le p\u00e8re de Marina Nkusi. Il est facile, dans notre fauteuil, dans le confort fragile de notre monde plus ou moins pacifi\u00e9, de dire ceux sont des n\u00e8gres, nous sommes au dessus de \u00e7a. Je ne crois pas. Nous sommes tous de potentiels bourreaux Hutus, il suffit juste de lib\u00e9rer nos mauvais instincts, de nous donner l&rsquo;impunit\u00e9. Nous sommes peut \u00eatre des h\u00e9ros comme ces fran\u00e7ais qui prot\u00e9g\u00e8rent des enfants juifs de la d\u00e9portation. Qui sait avec certitude?\u00a0 Pris dans le mouvement nous ne savons pas ce que nous pourrions faire, l&rsquo;effet de meute, la peur de ne plus \u00eatre dans la norme, ou le d\u00e9sir de ne pas \u00eatre comme tous. Ce texte est grands, nous sommes des Hutus, nous sommes des Tutsis. Nous sommes des \u00eatres humains. Humain fait de chair et\u00a0 de verbe, fort et fragile.<\/p>\n<p>Il est si difficile de comprendre ce qui pousse quelques uns \u00e0 tant de folie. Comment comprendre la folie froide, meurtri\u00e8re du p\u00e8re de Cornelius qui le fera tuer femme, enfants? Comment survivre apr\u00e8s \u00e7a? Pourtant les survivants vivent. Comment d\u00e9pass\u00e9 ce drame? Au del\u00e0 des mots, comment vivre quand toute sa famille \u00e0 disparu sous vos yeux? Comment croiser tout les jours le meurtrier de son enfant? Comment, sans mourir un peu \u00e0 chaque fois? Comment repasser devant les lieux du drame? Comment chaque jour ne pas s&rsquo;\u00e9tioler? Et pourtant nous le faisons, nous d\u00e9passons tous \u00e7a. La vie est plus forte, plus forte\u00a0 que la pulsion de mort, de haine, d&rsquo;autodestruction.<\/p>\n<p>Le doux regard d&rsquo;une de mes filles est la plus belle exp\u00e9rience qu&rsquo;il m&rsquo;est donn\u00e9 de vivre. Le souvenir de mon fils m&rsquo;a mis en pi\u00e8ce et maintenant il me soutient. Il m&rsquo;a construit, autre, il est en moi, il est moi.<\/p>\n<p>Ce livre est une merveille. Il donne une voix \u00e0 des inconnus. Il y a des victimes et des bourreaux. D&rsquo;un cot\u00e9 le bien et de l&rsquo;autre le mal, tuer c&rsquo;est mal, appeler au meurtres c&rsquo;est mal, appeler \u00e0 la haine d&rsquo;autrui c&rsquo;est mal. Il faut le dire pos\u00e9ment, sans hargne mais fermement, car tout lieu peut \u00eatre une Turquie d&rsquo;avril 1915, une Europe entre 1933 et 1945, un Rwanda, si nous n&rsquo;y prenons pas garde. Nous ne sommes jamais \u00e0 l&rsquo;abri d&rsquo;une folie g\u00e9nocidaire. La vigilance est essentielle. Les plus dangereux ne sont pas forcement les excit\u00e9s qui se d\u00e9binent bien vite, mais en excitant, ils entrainent. Les pires sont les Dr Karekezi, des \u00eatres froids remplient de haine, refusant de se soigner, pr\u00e9f\u00e9rant assassiner les vivants plut\u00f4t que de s&rsquo;attaquer \u00e0 leurs fant\u00f4mes. La faute du p\u00e8re retombe sur le fils, mais le fils peut\u00a0 l&rsquo;affronter et la surmonter pour construire un monde meilleur plus beau, moins sale, un monde o\u00f9 chacun \u00e0 sa place. Il n&rsquo;y a pas de fatalit\u00e9, pas de cercle infernal, pour peu que nous osions regarder en face la r\u00e9alit\u00e9 et nous coltiner avec nos spectres et nos angoisses.<\/p>\n<p>Ce livre est un hymne \u00e0 l&rsquo;humanit\u00e9, \u00e0 la possibilit\u00e9 que nous avons de nous extraire du fardeau que nos parents font peser volontairement ou non sur nos t\u00eates. J&rsquo;aime \u00e7a. Il est difficile de surmonter les pertes, mais si nous ne nous laissons pas partir \u00e0 la d\u00e9rive, nous\u00a0 y arrivons et nous pouvons \u00eatre un tout petit peu meilleurs et plus attentif aux autres. Ce n&rsquo;est jamais gagn\u00e9, un combat permanent contre notre nature profonde, malfaisante.<\/p>\n<p>Ce texte est magique. Lisez le.<\/p>\n<blockquote><p>Jessica parlant des Tutsis, p. 34: \u00ab\u00a0Eux, Ils sont coupables d&rsquo;\u00eatre eux-m\u00eames, donc interdits d&rsquo;innocence de toute \u00e9ternit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>p.59: \u00ab\u00a0La r\u00e9alit\u00e9 venait de se transmuer, de mani\u00e8re plus ou moins inqui\u00e9tante, en quelques choses de d\u00e9j\u00e0 v\u00e9cu.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Encore Jessica, p. 103: \u00ab\u00a0Tout cela est absolument incroyable. M\u00eame les mots n&rsquo;en peuvent plus. M\u00eame les mots ne savent plus que dire.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Corn\u00e9lius parlant de Sim\u00e9on, p. 176: \u00ab\u00a0Ainsi, dans le pays m\u00eame o\u00f9 la mort avait mis tant d&rsquo;acharnement \u00e0 vaincre toute \u00e9nergie, la force de la vie restait intacte.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>p.180 \u00ab\u00a0Pourtant, lui Sim\u00e9on voulait, encore une fois, qu&rsquo;on lui explique l&rsquo;all\u00e9gresse des tueurs \u00e0 Kibungo, \u00e0 Mugonero ou \u00e0 Murambi. Leur avait-on aussi ordonn\u00e9 d&rsquo;\u00eatre joyeux?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>p. 187 la solitude du survivant, G\u00e9rard et la femme en noir. \u00ab\u00a0Elle se dirigeait tout droit vers l&rsquo;une des soixante-quatre portes et se tenait au milieu de la salle, devant deux corps emm\u00eal\u00e9s: un homme serrant contre lui un enfant d\u00e9capit\u00e9. La jeune femme en noir priait en silence puis s&rsquo;en allait.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>p.193: \u00ab\u00a0Il voulait dire \u00e0 la jeune femme en noir -comme plus tard aux enfants de Zakya- que les morts de Murambi font des r\u00eaves, eux aussi, et que leur plus ardent d\u00e9sir est la r\u00e9surrection des vivants.\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>Note \u00e9crite avec une des plus belles compositions du duo Scott-heron\/Jackson. Je finissais de lire la post face quand je l&rsquo;ai entendu. Et elle s&rsquo;impose comme une \u00e9vidence, un \u00e9cho formidable du texte. Le hasard est \u00e9mouvant.<\/p>\n<p><span class=\"embed-youtube\" style=\"text-align:center; display: block;\"><iframe loading=\"lazy\" class=\"youtube-player\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/sgauc85EdRc?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent\" allowfullscreen=\"true\" style=\"border:0;\" sandbox=\"allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox\"><\/iframe><\/span><\/p>\n<p>Et puis tant qu&rsquo;\u00e0 faire autant vous en mettre une autre du duo magique m\u00ealant si bien musique populaire et savante. Derri\u00e8re l&rsquo;\u00e9vidence de ces compositions, il y a un travail remarquable qui fait que chaque \u00e9coute est une nouvelle d\u00e9couverte. C&rsquo;est \u00e7a la bonne musique, on entend toujours une chose nouvelle. Comme la litt\u00e9rature&#8230; Les productions du cerveau des hommes peuvent \u00eatre de v\u00e9ritables splendeurs quand ils ne pensent pas uniquement \u00e0 la destruction.<\/p>\n<p><span class=\"embed-youtube\" style=\"text-align:center; display: block;\"><iframe loading=\"lazy\" class=\"youtube-player\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/U9woebI-td4?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent\" allowfullscreen=\"true\" style=\"border:0;\" sandbox=\"allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox\"><\/iframe><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il est des textes qui vous d\u00e9cille les yeux. Il est des livres dont vous savez \u00e0 la premi\u00e8re page que vous vous en souviendrez toute votre. 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