{"id":3232,"date":"2015-03-22T09:12:24","date_gmt":"2015-03-22T08:12:24","guid":{"rendered":"https:\/\/perruchenautomne.eu\/wordpress\/?p=3232"},"modified":"2015-03-22T14:26:50","modified_gmt":"2015-03-22T13:26:50","slug":"pour-un-artisanat-bienfaisant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/perruchenautomne.eu\/wordpress\/2015\/03\/22\/pour-un-artisanat-bienfaisant\/","title":{"rendered":"Pour un artisanat bienfaisant"},"content":{"rendered":"<p>J&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 \u00e9mu par la <a href=\"http:\/\/www.jaddo.fr\/2015\/03\/20\/pour-que-le-feu-reprenne-sic\/\">derni\u00e8re note<\/a> de Mme JADDO.<\/p>\n<p>J&rsquo;ai d\u00e9fendu la part d&rsquo;inhumanit\u00e9 des m\u00e9decins,m\u00eame si le mot est probablement mal choisi. Il y a quelque chose d&rsquo;inhumain \u00e0 prescrire des m\u00e9dicaments potentiellement dangereux ou \u00e0 faire des actes invasifs. Franchir la peau d&rsquo;une personne a \u00e9t\u00e9 longtemps uniquement pour le tuer. Nous devons en \u00eatre conscient et l&rsquo;assumer pour ne pas nous laisser submerger. Comme individu, nous aimons avoir des positions tranch\u00e9es, noir\/blanc, 0\/1; bien\/mal. Nous aimerions avoir <a title=\"\u00ab\u00a0L\u2019intrus\u00a0\u00bb de JL Nancy\" href=\"https:\/\/perruchenautomne.eu\/wordpress\/?p=1867\">une identit\u00e9 fig\u00e9e<\/a> de toute \u00e9ternit\u00e9, nous voudrions tant vivre sans nos paradoxes, nos ambivalences, nos ambigu\u00eft\u00e9s, nos renoncements, nos faiblesses. Pour nous prot\u00e9ger de la complexit\u00e9 du clair-obscur, nous aimons pousser dans une voie \u00e0 l\u2019extr\u00eame. Certains sautent \u00e0 pieds joints dans la dimension inhumaine se coulant dans le confort de la toute puissance quasi divine et rassurante. J&rsquo;ai toujours raison, je ne me trompe jamais, c&rsquo;est toujours la faute des autres. Je\/ils suis\/sont les m\u00e9chants. Les m\u00e9chant ont ne les aiment pas.<\/p>\n<p>En r\u00e9action, on veut \u00eatre un gentil. Jaddo d\u00e9crit bien le processus et les limites de la gentillesse en m\u00e9decine, quand elle ne devient plus un moyen mais une posture. En fait, nous n&rsquo;avons pas \u00e0 \u00eatre gentil ou m\u00e9chant, nous avons juste \u00e0 faire notre travail du mieux possible. Rappeler les piliers de l&rsquo;\u00e9thique m\u00e9dicale:<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">autonomie,<br \/>\nbienfaisance,<br \/>\nnon-malveillance,<br \/>\njustice,<\/p>\n<p>permet de ne plus se poser la question en mode binaire, gentil\/m\u00e9chant. Mode de r\u00e9flexion hautement pu\u00e9rile digne de la cour d&rsquo;\u00e9cole, mais comportement au combien pr\u00e9sent dans la vie professionnelle et institutionnelle. Comme j&rsquo;ai une forte tendance \u00e0 l&rsquo;utiliser, je sais de quoi je parle.<\/p>\n<p>L&rsquo;autonomie du patient est au centre, probablement le concept le plus important. L&rsquo;\u00eatre humain, malade en face de moi, sait mieux que moi ce qu&rsquo;il d\u00e9sire pour lui. Mon r\u00f4le n&rsquo;est pas d&rsquo;imposer mais d&rsquo;informer. J&rsquo;ai le sentiment apr\u00e8s quelques ann\u00e9es de pratique que pour sortir du d\u00e9bat m\u00e9chant\/gentil, il faut que le m\u00e9decin se concentre sur la bienfaisance. J&rsquo;avais \u00e9crit bienveillance, mais son cot\u00e9 paternaliste, on ne se refait pas, m&rsquo;a g\u00ean\u00e9. Je trouve le mot joli et doux, bienveillance; bienfaisance est plus \u00e2pre, mais finalement plus adapt\u00e9 \u00e0 notre profession.<\/p>\n<p>\u00catre bienfaisant, pour un m\u00e9decin, est de proposer ce qu&rsquo;il pense \u00eatre le mieux pour la personne en face de lui. Le mieux peut \u00eatre violent. Le mieux doit tenir compte des donn\u00e9es de la science. Le mieux doit tenir compte de la personne \u00e0 qui il va s&rsquo;appliquer. Les diff\u00e9rentes alternatives devraient \u00eatre pr\u00e9senter avec le plus d&rsquo;objectivit\u00e9 possible pour autoriser la prise de d\u00e9cision la plus autonome possible par l&rsquo;individu. Le lien de confiance qui se cr\u00e9e dans le temps de la consultation, au fil des consultations ou des hospitalisations est un \u00e9l\u00e9ment fort de l&rsquo;adh\u00e9sion \u00e0 ce qui est propos\u00e9. Quand le lien, le transfert, est bon, il est souvent facile de trouver un terrain d&rsquo;entente sur la prise en charge. Il est parfois tr\u00e8s difficile de remplacer un confr\u00e8re.<\/p>\n<p>\u00catre bienveillant, c&rsquo;est parfois discuter pied \u00e0 pied pour faire un examen, pour une hospitalisation, cr\u00e9er une voie d&rsquo;abord, commencer la technique de suppl\u00e9ance. Ce qui parfois ressemble \u00e0 une joute doit toujours se faire dans le dialogue, parfois il faut laisser tomber, sans jamais fermer la porte. Chacun des protagonistes se reposent, la pression baisse, chacun revoit ses pr\u00e9tentions, pour repartir sur une discussion ouverte et constructive. La relation soignant\/soign\u00e9 est asym\u00e9trique. Le m\u00e9decin en sachant sain est celui qui doit veiller \u00e0 l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 du dialogue. Ce n&rsquo;est pas en \u00e9tant de plus mauvaise foi que celui qui devient un adversaire, alors qu&rsquo;il devrait \u00eatre un alli\u00e9 dans le soin, qu&rsquo;une solution satisfaisante sera trouv\u00e9e. Il faut des bornes, des r\u00e8gles qui s&rsquo;adaptent \u00e0 chacun. Les patients dits difficiles m&rsquo;ont appris une certaine souplesse adaptative.\u00a0 Quand je suis convaincu que mes options sont bonnes et que je n&rsquo;arrive pas \u00e0 faire passer le message, j&rsquo;ai l&rsquo;impression d&rsquo;\u00eatre tr\u00e8s tr\u00e8s mauvais. Au d\u00e9but de ma pratique, dans ces situations je m\u2019\u00e9nervais, j&rsquo;\u00e9tais m\u00e9chant, un sale con et j&rsquo;envoyais tout boul\u00e9, maintenant j&rsquo;essaye de ne pas briser le lien et je tiens toujours le m\u00eame discours au fil des consultations. Parfois, les patients ont eu raison de ne pas suivre mon id\u00e9e et je m&rsquo;incline bien volontiers. J&rsquo;aime bien avoir tort quand mes pr\u00e9dictions \u00e9taient noires. Mon histoire personnelle a beaucoup impact\u00e9 sur ma relation aux femmes qui d\u00e9sirent des enfants. J&rsquo;\u00e9tais vraiment pas gentil. Comme, <a href=\"https:\/\/perruchenautomne.eu\/wordpress\/?p=215\">je l&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 racont\u00e9<\/a>, j&rsquo;accepte toujours de suivre une femme enceinte m\u00eame si je suis sur que nous allons dans le mur. Je donne d\u00e8s le d\u00e9but tout les \u00e9l\u00e9ments sur les risques pris par le trio.<\/p>\n<p>Chercher \u00e0 convaincre sur le bien fond\u00e9 d&rsquo;un choix th\u00e9rapeutique se fait non pour rassurer le m\u00e9decin, comme souvent, mais pour le bien du patient. Il faut \u00eatre convaincu soit m\u00eame de l&rsquo;utilit\u00e9 de la proc\u00e9dure pour obtenir l&rsquo;adh\u00e9sion. Nous ne pouvons pas \u00eatre neutre. La voie est \u00e9troite entre les exc\u00e8s de positions dichotomiques simplistes, \u00ab\u00a0de toute fa\u00e7on rien ne sert \u00e0 rien\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0je fais toujours tout pour ne rien rater\u00a0\u00bb. J&rsquo;essaye de me balader sur la ligne de cr\u00eate sans tomber dans l&rsquo;un ou l&rsquo;autre des exc\u00e8s, comme tous le monde, j&rsquo;ai des moments de faiblesse. Tout choix m\u00e9dical est une prise de risque. Je ne suis pas un m\u00e9cano ou <a href=\"https:\/\/perruchenautomne.eu\/wordpress\/?p=2356\">un pilote d&rsquo;avion<\/a>, je suis m\u00e9decin. Je travaille dans l&rsquo;incertitude qui nait du fait que je ne connais pas le plan du vivant.<\/p>\n<p>En conseillant, certaines attitudes nous prenons des risques, nous engageons notre responsabilit\u00e9, et la vie de l&rsquo;autre. Nous pouvons <a title=\"Erreur, le grand tabou en m\u00e9decine\" href=\"https:\/\/perruchenautomne.eu\/wordpress\/?p=1228\">nous tromper, faire une erreur<\/a>. Si la prise de risque qui conduit \u00e0 un mauvais choix est \u00e9tay\u00e9e, nous pouvons encore nous regarder dans un miroir. Si la prise de risque est juste le fruit de notre paresse intellectuelle, il est plus difficile de se raser le matin.<\/p>\n<p>Je d\u00e9fends la connaissance scientifique en m\u00e9decine car c&rsquo;est le seul outil nous permettant de donner la meilleure information possible sur un choix diagnostic, th\u00e9rapeutique. Tout en gardant \u00e0 l&rsquo;esprit que notre petit savoir est incomplet. Si les questions sont toujours les m\u00eames, les r\u00e9ponses vont changer car nous progressons. Nous produisons du savoir et ainsi nous esp\u00e9rons am\u00e9liorer le soin. J&rsquo;ai un cot\u00e9 tr\u00e8s positiviste du XIX\u00e9, je sais.<\/p>\n<p>Aucune prise de d\u00e9cision n&rsquo;est anodine, aucun geste n&rsquo;est b\u00e9nin. Nous devons les peser. Parfois ne rien faire est une bonne strat\u00e9gie, parfois ne rien faire est un drame absolu. Il n&rsquo;y a pas de solution toute pr\u00eate, de recettes de cuisine inratables en m\u00e9decine. Nous avons un savoir globalisant incomplet que nous devons appliquer \u00e0 une personne unique dans une situation unique. Nous devons respecter les r\u00e8gles, les guidelines, les protocoles mais face \u00e0 un patient autonome, la m\u00e9decine s&rsquo;adapte \u00e0 lui et non l&rsquo;inverse.<\/p>\n<p>Cette vision de la m\u00e9decine peut paraitre exigeante, stressante. Il n&rsquo;y a aucun doute. Ce m\u00e9tier est une source d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9. Je ne connais qu&rsquo;une panac\u00e9e pour ne pas avoir trop mal \u00e0 la t\u00eate \u00e0 la fin de la journ\u00e9e, apprendre. J&rsquo;essaye d&rsquo;apprendre tous les jours, au contact de la litt\u00e9rature scientifique, m\u00e9dicale, au contact des patients, dans la passionnante confrontation \u00e0 une situation clinique inconnue. J&rsquo;aime la fronti\u00e8re, la marge, la limite. Car si dans 90% des cas nous pouvons fonctionner en mode automatique sans grand risque d&rsquo;erreurs, dans 10% des cas il faut se poser, r\u00e9fl\u00e9chir un peu, sortir de notre mode pavlovien. En fait je n&rsquo;aime plus trop ce clivage qui explique facilement la complexit\u00e9 de la pratique m\u00e9dicale, cette tension dans la m\u00eame heure entre simplicit\u00e9 b\u00e9nigne et drame complexe. Quand on se penche sur l&rsquo;individu, la solution la plus adapt\u00e9e demande une r\u00e9flexion \u00e0 deux, dans tous les cas. Je milite pour une m\u00e9decine de l&rsquo;investissement, souvent le principe d&rsquo;autonomie est mis en avant pour se d\u00e9douaner de nos responsabilit\u00e9s. Il a choisi, donc je m&rsquo;en lave les mains. Ce n&rsquo;est pas si simple.<\/p>\n<p>\u00catre bienfaisant, c &lsquo;est donner le meilleur de soi m\u00eame \u00e0 l&rsquo;autre. Cette position peut se discuter. Offrir son \u00e9coute attentive, ses connaissances scientifiques, son exp\u00e9rience \u00e0 autrui pour l&rsquo;aider \u00e0 franchir le mauvais pas ou souvent dans ma sp\u00e9cialit\u00e9 l&rsquo;accompagner pour un long chemin. Je suis un guide tr\u00e8s pr\u00e9sent ou juste une borne kilom\u00e9trique, un panneau indicateur. Je n&rsquo;essaye plus d&rsquo;\u00eatre gentil ou m\u00e9chant, juste bienfaisant. Alors je ne suis pas dr\u00f4le, je lis, jamais assez, je travaille, pas assez, je r\u00e9fl\u00e9chis, un peu. Je n&rsquo;essaye plus de transmettre ces valeurs, travail, alt\u00e9rit\u00e9, investissement sur le long terme, elles sont d\u00e9pass\u00e9es. Je fais \u00e7a dans mon coin, en petit artisan. Je la trouve juste cette image de l&rsquo;artisan pour le m\u00e9decin, nous ne sommes pas des artistes, pas des scientifiques, mais des artisans du vivant. Nous appliquons des savoirs et des savoirs faire acquis par le compagnonnage, la pratique et la lecture.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a pas une r\u00e9ponse univoque \u00e0 un probl\u00e8me m\u00e9dical, comme dans la vie. Il y a juste des choix \u00e0 faire. J&rsquo;avais d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;\u00eatre un m\u00e9chant et puis avec le temps j&rsquo;essaye d&rsquo;\u00eatre bienfaisant. \u00catre bienfaisant, un angle d&rsquo;attaque, peut \u00eatre, pour r\u00e9nover l&rsquo;enseignement de la m\u00e9decine.<\/p>\n<p>Merci \u00e0 la miss pour m&rsquo;avoir permis de jeter trois id\u00e9es sur l&rsquo;\u00e9cran.<\/p>\n<audio class=\"wp-audio-shortcode\" id=\"audio-3232-1\" preload=\"none\" style=\"width: 100%;\" controls=\"controls\"><source type=\"audio\/mpeg\" src=\"https:\/\/perruchenautomne.eu\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2015\/03\/01-02-The-Sicilian-Clan.mp3?_=1\" \/><a href=\"https:\/\/perruchenautomne.eu\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2015\/03\/01-02-The-Sicilian-Clan.mp3\">https:\/\/perruchenautomne.eu\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2015\/03\/01-02-The-Sicilian-Clan.mp3<\/a><\/audio>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>J&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 \u00e9mu par la derni\u00e8re note de Mme JADDO. 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