« Information claire, loyale et appropriée »

Voici la phrase que je garderai comme gimmick de l’ECN 2013. J’ai corrigé le dossier 6 dans un lieu charmant de la grande banlieue parisienne cernée par trois autoroutes. Heureusement on mange pas mal (voir trop), le café est bon et les collègues sont sympathiques.

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La journée de lundi a commencé par une mise en place. Il fallait nous faire comprendre que nous ne sommes que de la chair à correction. « Soyez cons, taisez vous, ne pensez pas, corrigez, corrigez » fut le leitmotiv qui nous a été servi. Nous sommes entre chers collègues, ce fut moins brut mais le message est là, à peine adouci par ma traduction. On apprend que si aucun spécialiste ne corrige son domaine de compétence, c’est pour ne plus être « emmerdé par des ayatollahs ». La grille est parfaite, elle est dans la vraie vie et ne pénalise pas les bons. Notre grille parfaite sera corrigée après le début de la correction. les experts parfaits n’avaient pas pris en compte une recommandation. Heureusement, que la chair à copies a utilisé son smartphone.

Cette mise en condition un peu brutale est le garant de l’équité de la correction. Ne pas réfléchir, suivre la grille, chasser le mot clé est un bon moyen pour limiter au maximum les distorsions entre correcteur et binôme. C’est la seul façon.

J’ai été impressionné et rassuré par le professionnalisme de mes petits camarades. Il faut voir notre concentration, notre attention à chercher les mots pendant ses longues heures, très longues de corrections. Je pense qu’il n’est pas possible de faire mieux. Si j’ai pu grogner sur l’absence de professionnalisme du CNG en particulier pour le concours 2011, pour la correction la qualité et le soucis de l’étudiant est au rendez vous.

Une fois la grille expliquée, calée, nous rentrons dans un monde décérébré, une forme d’aliénation, de travail à la chaine. Il n’y a aucune intelligence, une seule préoccupation voir les mots clefs, bien interpréter pour avoir une certaine concordance avec son binôme. Chacun corrige dans son coin puis on fait une troisième correction ensemble si la note diverge de plus de 5%. Premier bloc de 50, 29 dossiers discordants, on voit vite où sont nos interprétations différentes, on ajuste. Les notes entre binôme sont homogènes. C’est l’obsession, l’équité pour éviter les recours. Un binôme sur-note, il est rapidement rappelé à l’ordre gentiment mais fermement.

Un des intérêts de prendre des PU-PH pour cet exercice est notre profil de bons élèves. Nous voulons coller à la norme donc nous faisons tous pour coller à la grille. Nous sommes déjà passés par tant d’épreuves que nous avons l’habitude d’avaler des couleuvres. Je dois reconnaitre que nous pensons à ces pauvres étudiants qui ont planché sur ce dossier et nous tentons de juger le plus justement possible.

Un des problèmes, le niveau est bon donc la majorité se trouve en quelques points. 95% des étudiants sont entre 400 et 900/1000, l’année dernière, 7658 étudiants en 350 points. Il y a beaucoup d’exæquos. 8210/8546 inscrit cette année, il y aura en moyenne 7 exæquos par point, oui vous lisez bien, 7 exæquos qui seront départagés par la note au dossier 1, puis 2, puis 3 etc jusqu’à l’âge. En sachant qu’au cœur de la gaussienne, pour un point le nombre d’exæquos peut monter à 20… Quand je dis qu’un tirage au sort ne serait pas plus injuste, les étudiants hurlent mais bon, passé le millième on tombe dans du quasi-aléatoire… Un mot, une expression, une réponse qui veut trop bien faire et 11 points en moins, de l’importance d’une grille avec le moins d’ambiguïté possible.

Nous corrigerons chacun 483 copies en théorie, certains plus certains moins. J’ai corrigé exactement 500 copies, aucune blanche.

On nous a gentiment dit de ne pas divulguer la grille comme je suis un garçon sage je ne le ferai bien sur pas.

C’est fatigant de corriger de 12 à 14 heures d’affilées, de chasser le mot clef au milieu d’une forêt. C’est lassant, j’ai l’impression d’être Charlot dans les temps modernes, à la chaine. La main sur le clavier à martyriser la touche enter, * et ù. Je me suis toujours demandé comment la correction n’avait pas été piratée. Voici la réponse en image. Il est beau mon compagnon.

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Et oui window 98, que de souvenirs.

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Ils ont enlevé les jeux ces cons.

Mon rythme de correction était de 25 copies/60-70 minutes. Je ne connaissais plus grand-chose de cette gynécologie de base, je dois reconnaitre que j’ai appris des choses. Comme nous sommes des grands malades, nous sommes allés voir comment se dérouler une stérilisation tubaire au  niveau légale, j’ai vérifier la définition du Pearl, j’ai vérifier aussi les termes légaux de l’IVG, etc. J’ai bu une quantité phénoménale de café, difficile de dormir après 14 heures de corrections et des litres de café. Un rythme de moine-correcteur, levé 5h30 pour voir les mails qui s’accumulent dans la boite au lettre, corriger un M2, petit déjeuner à 6h30 et à 7 heures attaque de la correction un break pour midi de 30 minutes et reprise jusqu’à 20h-20h30 et reprise jusqu’à 22 heures. Personnellement, je m’arrêtais toutes les 25 trente copies pour marcher un peu et boire du café. Ce truc est une vraie performance physique et de concentration. Une autre  raison du choix des PU-PH, on peut nous reprocher plein de trucs, mais pas, de ne pas avoir une grosse capacité de travail et un niveau de concentration un peu hors norme et le gout de la compétition, l’envie de faire plus vite et mieux que les autres. Il y a des moments où vous avez l’impression que jamais vous ne viendrez à bout de votre tas de copies.

C’est une expérience enrichissante malgré ces contraintes, j’étais convaincu de l’absurdité du truc avant mais après c’est encore pire. Ce qui a de rassurant, c’est le consensus, même les responsables du bouzin n’en peuvent plus et disent qu’ils ne sont pas satisfaits de l’évaluation et de l’incapacité à classer de façon suffisamment fine les impétrants. Il faudrait faire corriger les syndicats étudiants qui ont refusé la mise en marche des ECNi en 2015 pour le décaler en 2016.

Je suis convaincu que la nouvelle version des ECN sera de qualité. Nous avons une formation docimologique avec une certification sur le site du SIDES. Je vais enfin apprendre à faire des QCM dans la règle de l’art. Il y aura beaucoup plus de points à répartir et la correction sera totalement automatique et modulable.

En attendant, je souhaite du courage aux futurs D4. Juste un conseil si vous tenez à mettre votre phrase fétiche qui m’a servi de titre, rajoutez « orale et écrite ». Je vous donnerai quelques réflexions sur le fond du dossier après le 3 juillet.

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30 réponses à « Information claire, loyale et appropriée »

  1. Merci pour ce témoignage, rejoignant celui de Brunelle dans le QDM (pour un examen blanc).

    Les points sont donc acquis sur la présence de mots-clés. Existe-t-il des points négatifs pour des mots inutiles (je n’ai pas dit « totalement inappropriés », mais inutiles) ?

    Par exemple, si la question est bilan d’une douleur thoracique évoquant un angor, que les mots-clé attendu sont ECG, troponine et Epreuve d’effort, existe-t’il des points négatifs pour IRM thoracique, échographie cardiaque, scanner rachidien, fibroscopie oesophagienne, recherche HLAB27, Ac anti-mitochondries (et autres ), IDR à la tuberculine, angioscanner, ponction lombaire, scintigraphie osseuse ?

    • PUautomne dit :

      Non il n’y a pas de points négatifs, par contre il y a des mots qui valent 0 à la question.
      Dans mon dossier, une question comme ça, soit tout les points soit 0.
      Dans le dossier sur l’amylose c’était aussi le cas pour deux questions.

      • Merci. Dans l’exemple que j’ai donné, quels sont les mots dont tu penses qu’ils vaudraient zéro à la question, et ceux qui seraient simplement ignorés.

        • PUautomne dit :

          Je pense qu’aucun ne rapporterait zéro à la question.
          Après ça dépend fortement de la création de la grille en fonction de l’individu qui la pond et des relecteurs.
          Pour les mots qui donnait zéro à la question dans mon dossier, c’était logique et peu discutable.
          Dans l’amylose, je suis moins convaincu de la pertinence du zéro pour certains mots.

          • Merci, c’est extrêmement instructif. Cela signifie qu’il est très valorisant pour la note et le classement de mettre un maximum de choses dans ses réponses, pour ratisser large et espérer englober tous les mots-clés. Cette habitude risque de se répéter ans l’exercice hospitalier des internes : prescrire un maximum d’examens et de traitements, plutôt que de se faire engueuler pour en avoir oublié un.

            Ce mode de correction forme les futurs internes à creuser le déficit des hôpitaux à la pelleteuse et à mettre en danger les patients par des examens et traitements intempestifs.

            Logiquement, pour ceux qui ne sont pas capables de prendre cette stratégie au second degré, les internes occupant les spécialités les plus demandées risque d’être ceux qui prescrivent le plus d’examens inutiles.

    • Dr.Viazac dit :

      On ne peut pas avoir moins de 0 à une question donnée mais si sur une question à 20 pts de douleur tho. Tu propose en urgence une irm en trop tu peut avoir par exemple -10 aux points récoltés sur la question sans passer sous 0! (Cf. les annales)

      • PUautomne dit :

        Il n’y a pas de points négatifs dans les grilles à l’ECN.
        C’est déjà suffisamment compliqué de trouver les mots qui en rapportent pour ne pas avoir à chercher ceux qui en enlèvent.

  2. Dr.Viazac dit :

    Merci beaucoup d’éclairer ma chandelle concernant le système de correction!
    Une question:les PUPH sont choisis au hasard?
    Une remarque: le dernier paragraphe me fait beaucoup plus peur (en tant que D4) que la publication des perles de l’article précédentEn effet je suis pas sur d’avoir délivré une info « orale et écrite » j’espère juste que c’est pas un PMZ à -11 pts…

    • PUautomne dit :

      Oui tirage au sort parmi les moins de 60 ans et les nommés depuis plus de un an.
      Non, l’oubli de l’écrit n’était pas un PMZ, mais faisait perdre des points.

      • nfkb (@nfkb) dit :

        on doit donc donner une information orale et écrite de tout ce qu’on fait pour le patient ? #lapincompris

        • PUautomne dit :

          C’est pas ce que j’ai dit, mais tant qu’à mettre cette phrase à toute les sauces même quand on te demande le délai légal de l’IVG, autant aller jusqu’au bout de la logique et faire de l’info orale et écrite. AU moins quand il la faut on a tous les points. J’ai vu pas mal de copies mettre ce gimmick à toutes les réponses, sauf à celle où il le fallait. Soit on réfléchit soit on est systématique jusqu’au bout.

  3. Ping : "Information claire, loyale et appropri&ea...

  4. Pedrito02170 dit :

    Il y avait une question où soit on a tous les points soit aucun??? Pour qu’elle question?

  5. Niluje dit :

    [utopie:ON]

    Et si on abandonnait tout simplement cette idée de classer les étudiants et qu’on laissait chacun prendre la spé qu’il veut où il le veut ?
    Allez quoi, un beau geste !

    Ah on me dis dans l’oreillette qu’on aurait trop d’ophtalmo et de radiologues mais plus assez de généralistes.

    Encore que sérieusement je me demande ce feraient vraiment mes chers D4 si le choix était libre.

    [utopie:OFF]

    Blague à part, ce billet à réveiller ma mélancolie du D4 en attente de la sentence. Mais je pense qu’il est tout de même primordial de témoigner sur la correction des ECN, on insistera jamais assez sur son caractère absurde et injuste.
    Et puis ça a un effet décomplexant, en cas de classement décevant, de lire ça. On se dit qu’on n’est finalement pas une grosse merde et que ce résultat n’est en fait pas représentatif de nos connaissances et encore moins de nos compétences. Bref, ça permet de prendre du recul et de dédramatiser.

    Pour cela: merci.

    • nfkb (@nfkb) dit :

      lorsque je collaborais avec ces salauds de syndicats étudiants j’avais proposé qu’on tente à grande échelle cette simulation de poste utopique, bizarrement ça n’a pas fait écho dans les hautes sphères

    • Je ne dirais pas absurde et injuste. C’est plutôt absurde à force de vouloir absolument éviter d’être injuste. Il faudrait sans doute un peu de subjectivité et donc plus d’intelligence. Quand on transforme homo sapiens en machine, on regresse socialement, intellectuellement et fonctionnellement.

      C’est un peu comme la Qualité Totale : elle aboutit à la paralysie de la production.

  6. J’ai rarement lu quelque chose d’aussi déprimant que ce post. L’intelligence humaine totalement niée, avec l’aval des victimes d’ailleurs, pour nourrir la machine à évaluer. Putain, merci de me faire prendre aussi brutalement conscience du bonheur qu’il y a, encore, à être médecin généraliste, loin de la hiérarchie hospitalo-universitaire, bidouillant entre l’expérience, les connaissances, la bibliothèque Prescrire, Internet, etc… sans avoir un évaluateur me soufflant dans le cou. C’est matière à cauchemar, ce truc. Jusqu’à la répétition comme une mantra de « information clair loyale et appropriée » dont nous savons tous, comme les « qualifications ISO », que la mantra est comme un joker qui permet de s’affranchir de la réalité. Brrrrr…..

    • PUautomne dit :

      Je suis bien content que ce post rende quelqu’un heureux d’être ce qu’il est. Pour le reste, je suis d’accord. J’ai envisagé un moment refuser collaborer à ce truc et puis la curiosité l’a emporté. Je ne regrette pas d’y être aller, ça me permet de mieux comprendre ce que je ne veux pas faire comme enseignement. Ça me permet de comprendre que mon refus des tiroirs quand j’ai préparé l’internat était une bonne stratégie. Je pense que le principe du tiroir est un fantasme généré par quelques conférenciers névrosés cherchant à se rassurer. Ce qui est amusant, c’est qu’une grille de cette année pénalisait un tiroir qui a du être mis par pas mal de monde. D’ailleurs ce dossier va probablement être un de ceux qui va un peu classer.
      La préparation à l’ECN n’est pas un mauvais exercice en soit, ce qui est nocif, c’est le fait d’en faire l’alpha et l’omega de la médecine. Comme si on ne pouvait pas être heureux en ayant été mal classé et en ne faisant pas la spécialité qu’on ne désirait pas initialement. J’ai un exemple devant moi de bonheur dans le mauvais classement.

      • crazyd4 dit :

        Merci pour ces articles (celui-là et le précédent).
        C’est rassurant en tant que D4 de voir des correcteurs comme vous (même si je sursautaits à chaque tweet, il faut bien avouer).
        Par contre l’histoire d’un tiroir sanctionné, même si c’est compréhensible, c’est pas très « amusant »… (aujourd’hui en tous cas, avec le recul je suis sur que ça ira mieux!)
        Sans aller trop loin: Quel dossier ? Quel tiroir ? L’attente des résultats nous rend tous fous (3 mots suffiront)… Merci encore 🙂

  7. Aspirant dit :

    Toutes ces considérations sont évidentes, et deviennent presque irréelles quand elles sont confirmées de la sorte avec autant d’honnêteté.
    Mais une fois les notes occultées que reste-t-il pour acquérir la confiance et le crédible ?
    La pratique, les yeux des maitres. Et c’est là que grossit l’abcès.
    En 4 ans j’ai accumulé pas mal d’heures de bloc, entre aides op intensives et stages.
    En 4 ans on m’a intimé d’intuber, une unique fois. En 4 ans et opérateurs par dizaines, je n’ai été vraiment complimenté qu’une fois, la semaine dernière, et remercié à chaque fin de matinée que depuis peu. Je suis ni doué ni incapable. J’ai eu ma dose de gestes incertains bien sur, et j’ai surtout observé, beaucoup. Pourtant c’est pas du tout mon futur métier, chir. 4 ans c’est court mais long pour mon jeune age, 4 ans à glaner les maigres fruits des questions pourtant posées.
    De même en 4 ans, je compte comme proche de zéro le nombre de chefs m’ayant vu cliniquer. Et le pire comme toujours nous ramène aux urgences et leur faux rythme, détestable.
    « Tu l’examines pendant que je vais prescrire! » la réplique est tronquée, dans l’originale il est aussi question de penser à l’exam’ en trois lettres. Tu me diras, un ECG, c’est cliniquer aussi, suffit de combler le vide intellectuel patent, de le surmonter.
    Le problème de cette avancée à l’aveugle, c’est que les petites erreurs, de placement, de centimètre, les gestes parasites ou superflus, tout comme les gros délires, ça s’enkyste.

    Tous les ainés du System ne sont pas aussi open, Professeur, dans confrère il y a frère mais pas que.

    • Picorna dit :

      Le gros défaut de notre Professeur, c’est qu’il croit que tous (ou la majorité) de ses pairs sont comme lui… Il est probablement bien entouré dans son service (ou bien c’est un bisounours) mais malheureusement, s’il pouvait convaincre certains puph de ma connaissance d’avoir « l’envie de faire plus vite et mieux que les autres », ça m’arrangerait au quotidien… 😉

  8. Picorna dit :

    Je serais moins optimiste vis à vis de la formation en docimologie sur SIDES : une formation de moins de 3 heures… des cours réalisés par des non spécialistes en docimologie.
    Quel est le but des ECNi ? Mieux classer les étudiants ou bien faire disparaître cette charge rébarbative pour nos universitaires qu’est cette correction de milliers de copies avec les problèmes que tu as pointés.

    L’emploi de tablettes peut-être déstabilisant, des études montrent que l’utilisation de ces joujoux n’est pas aussi facile pour tout le monde même parmi les jeunes. Sans revenir sur le côté pratique de la correction « en direct live » (quasiment), la dématérialisation de la pensée et de la réflexion est quelque chose qui me paraît effrayant sur le plan de la conceptualisation de la pensée et du raisonnement intellectuel.

    Le changement de forme n’empêchera pas le bachottage et le formatage des étudiants, les méthodes et conférences s’adapteront à la nouvelle forme. J’espère me tromper mais ces ECNi me rappelle furieusement le DMP ou tellement de projets où l’informatique, les nouvelles technologies devaient tout résoudre alors que c’était un simple enrobage de la forme sans travail de fond. Espérons que ça ne soit pas le cas pour nos futurs collègues.

    Seulement, ne pouvait-on pas s’inspirer d’autres concours qui fonctionnent : les sujets des grandes écoles d’ingénieur par exemple (normale sup / polytechniques…) sont élaborés par des enseignants expérimentés de prépa, le sujets sont écrits à 2, relus et refaits par des enseignants puis des étudiants en fac qui vérifient les applications numériques, l’absence d’erreur dans le texte, le timing… Quand on voyait le nombre de corrections faites le jour J dans les sujets, cela montrait un franc amateurisme dans la conception des sujets, mal écrits, mal testés (voire pas testés).

    Que la forme ensuite soit numérique sur tablette, pourquoi pas, après tout, le temps de nos puph sera certainement mieux employé qu’à ces tâches répétitives et frustrantes quand on voit le nombre d’ex-aequo et le caractère peu discriminant au final de cette lourde organisation. Mais le travail est à la base pour ceux qui rédigeront les dossiers et les questions : faites nous des dossiers aux petits oignons, comme des plats lentement mitonnés et bien goûté et regoûté pour vérifier l’absence d’amertume ou de saveurs désagréables le jour du service.

  9. delphine bak dit :

    alors cher ami, cette correction du dossier 6..? histoire d’améliorer la transparence des ecn..

  10. Touraine dit :

    Si si dans le cas clinique 3 que j’ai corrigé nous avions des réponses à point négatif!

  11. Candidat ECN 2013 dit :

    Merci pour cet éclaircissement honnête sur le déroulement de la correction. Je tiens juste à donner mon avis et analyse d’étudiant ayant subi le système ecn. Ce que je trouve dommage dans l’ecn c’est que les facultés nous disent que l’ecn est lié au mérite et qu’il faut bien travailler et aller en stage. Ce qui est faux! Il aurai fallu etre plus honnête et nous avertir qu’il y a malheureusement une part de chance/hasard assez élevée.
    Premièrement parce que en analysant les grilles disponibles on peut facilement se rendre compte que seulement certains mots clés des grilles sont pertinents et que l’autre partie des mots clé est souvent choisi subjectivement au regard des références (cours collège des enseignants et consensus) parce que il serai difficile de corriger des grilles longues.
    En regardant les même grilles il y a souvent des zéro placés subjectivement : souvent les pas mis zéro (PMZ) sont pertinents mais certains sont beaucoup moins (ex 2012 recherche d’autres causes de prurit devant une gale valait zéro faisant perdre 800 places, une réponse plus longue que prévu aussi coûte 800 place dans une autre question). Donc il suffit de 2 ou 3 pas mis zéro subjectivement mal choisis pour que le classement devient un vrai tirage au sort.
    Deuxièmement parce qu’en analysant les classements dans ma promotion 2013 on voit clairement qu’il y a une moitié qui doit son classement au pur hasard : personnes qui ont des notes aux concours blancs médiocres et qui n’ont pas beaucoup travaillé se retrouvant bien voir très classés à la surprise de tous et d’eux même et d’autres qui ont beaucoup travaillé et pensant avoir bien réussi se retrouvent très loin.
    Personnellement je suis pas trop mal placé (1000e et qq) en ayant beaucoup travaillé mais je devrai changer de ville pour avoir ma spécialité.
    Bref! malheureusement pour beaucoup de mes camarades les ecn sont l’examen le plus injuste qui existe et je les comprend très bien. Il est urgent de le réformer par un examen plus juste ou être honnête en mettant en place un tirage au sort.

  12. MC dit :

    En tant que rescapée de ces ECN, mais néanmoins très curieuse, pourriez vous nous en dire plus sur cette grille de correction ? Dont , principalement les PMZ, ainsi que ceux des autres sujets qui ont eu l’air encore plus controversés ?! Il n’est jamais trop tard pour apprendre de ses erreurs (en espérant que ce soit vraiment des erreurs et pas juste du « BLABLA »!)

  13. Ping : Étudiante en m…ots-clefs | une catho à l'hosto

  14. Charly dit :

    Allez, soyez cool, lâchez la correction 🙂

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