Les treize arguments fallacieux des médecines alternatives

Bientôt noël et l’heure des treize desserts, en hommage à cette tradition provençale, une note largement inspirée d’un excellent article trouvé dans le numéro de décembre de l’EMBO reports par E. Ernst.

Que les choses soient claires, je n’ai rien contre les médecines alternatives. Je pense qu’elles peuvent aider certains patients en apportant un mieux être, ce qui fait aussi parti du soin. Il s’agit de thérapeutiques complémentaires qui ne doivent pas se substituer à des traitements validés. Je suis totalement contre les ériger en seuls traitements de maladies graves, on ne parle plus de soins complémentaires mais alternatifs. Si prendre des granules de sucre (homéopathie) ou se faire planter des aiguilles à tricoter pour traiter son rhume ne me dérange pas (quoique sur le plan intellectuel, le manque de preuves de l’efficacité me laisse insatisfait), il aurait guéri tout seul, dans certaines affections mettant en jeu la vie des individus, il faut de vrais traitement qui ont subi une véritable évaluation.Il est regrettable que les partisans de ces approches thérapeutiques souvent fort sympathiques refusent quasi systématiquement une évaluation scientifique de leurs pratiques. Edzard Ernst est un exemple de rigueur et de désir de faire avancer ces pratiques soignantes dans la lumière de la science.

Je lis déjà les commentaires, tous vendus à big pharma, on peut rien croire, scientistes, etc. Je crois avoir montré sur mon blog que je pouvais être très critique sur les résultats des essais thérapeutiques et leurs limites. Il reste que le choix d’une thérapeutique devrait toujours reposer sur la réalisation d’un essai randomisé en double aveugle contre la molécule de référence si il en existe une.

Les défenseurs des médecines alternatives ou complémentaires ont développé avec le temps un ensemble d’argumentaires, toujours les mêmes. Il les partagent avec les anti-vaccins, et d’autres antis-système en général. Vous pouvez utiliser ces arguments dès que vous voulez attaquer quoi que ce soit, ou si on vous attaque, essayez de démasquer ces charlatans.

1)     L’argument, le plus utilisé surtout en ces temps de 2.0, tous ne peuvent pas se tromper. C’est la loi du nombre et de la majorité. La science est parfois une approche dictatoriale, on peut avoir raison contre tous. La démocratie en science est un bon moyen de faire du sur place. Il ne faut pas s’enfermer dans son raisonnement car si personne n’arrive à répliquer vos résultats, c’est que probablement vous faites fausse route. La science est conservatrice et pour la faire avancer, il faut parfois se battre. L’argument du nombre est totalement irrecevable. La médecine est faite de croyances, on a fait des saignées pendant des siècles en pensant que c’était très bien, tous le monde saigné et se faisaient saigner, en dehors des OAP je ne vois pas où la saignée peut apporter un mieux… L’argumentum ad populum est à rejeter, si il n’est pas soutenu par une approche scientifique.

2)    L’argument suivant est:  « ça a marché pour moi, ma grand-mère, mon chat, la copine de la voisine, la belle sœur de la concierge ». C’est l’argument post hoc, ergo propter hoc. Le pire des trucs qui existe: « Ça a marché, une fois ». Nous l’utilisons parfois en médecine traditionnelle, uniquement dans des cas où nous n’auront jamais l’expérience suffisante et avec un certains rationnel. Dans des maladies fréquentes, il y a toujours la place pour faire un essai randomisé. La causalité reste une des choses les plus difficiles à produire. Il faut reproduire les résultats. Ce n’est pas parce que la prise d’un produit à amélioré un symptôme chez une personne, que c’est l’intervention qui a agi. Il faut que dans un nombre important de cas similaires, ça marche à peu près à chaque fois.

Un exemple du week end, on reçoit une suspicion de syndrome hémolytique et urémique, une maladie grave. L’histoire ne me satisfait pas, nombreux sont ceux qui auraient commencé les échanges plasmatiques. Je décide d’attendre, l’évolution montre que j’ai eu raison. La symptomatologie s’est améliorée spontanément. Si j’avais commencé l’échange ou pire l’eculizumab, il était facile de dire c’est ça qui a marché et continuer. Une expérience individuelle ne fait pas la réalité d’une approche thérapeutique généralisable simplement car l’évolution peut être spontanément favorable. Il faut résister à la construction du faux diagnostics parfois en toute bonne foi.

Quand vous commencez à titiller les alternativistes sur ce versant, ils vont vous dire qu’ils savent que c’est un placebo mais comme l’effet placebo existe, c’est pas grave. Eux savent donner le sucre en poudre, la manière fait la différence. Un argument insupportable, car ceci voudrait dire que le placebo ne marche que si on donne du vide, en fait non. Le placebo marche aussi avec des molécules actives et il est probable que la manière de prescrire va profondément modifier la réponse thérapeutique. L’effet placebo n’est pas l’apanage des thérapeutiques alternatives. Il joue un rôle dans la médecine traditionnelles. Les alternativistes n’ont pas le monopole du cœur, le médecin allopathe peut être empathique. De plus d’un plan philosophique, est ce que mentir au patient est bien? Je vous renvoie à la note récente de farfadoc.

3)    Un grand classique est: « Plein d’autre médicaments ne sont pas bien évalués et pourtant on les prescrit ». C’est vrai. Il ne faut pas tout prescrire. Il faudrait idéalement se limiter aux molécules qui ont montré leur efficacité. Les pouvoirs publics ont un rôle à jouer. L’exemple des veinotoniques est la bonne marche à suivre. Des trucs inutiles, dont les femmes et certains hommes adoraient se gaver, le jour où se fut dé-remboursé plus de prescriptions. Les jambes lourdes ne s’en portent pas plus mal. L’auteur de l’article a une comparaison amusante: il ne faut pas prendre le train sur des voies non entretenues, simplement parce qu’il y a des embouteillages sur les routes. Ce n’est pas la peine de rajouter au fatras existant des pseudo-médicaments, de nouvelles thérapeutiques non évaluées.

4)    Les méchants-effets-secondaires des méchantes drogues de big pharma contre les gentils-sans-effets des gentils approches alternatives. La réflexion doit tenir compte non pas du risque absolu mais de la balance bénéfice-risque. Pour une maladie grave rapidement mortelle comme une leucémie aigue on accepte de prendre le risque de chimiothérapies lourdes aplasiantes qui peuvent être responsables de décès. Nous n’acceptons pas ça dans un rhume. Nous aimerions tous avoir des médicaments efficaces sans effets secondaires, malheureusement, c’est rarement le cas. Ceci ne veux pas dire qu’il ne faut pas tout faire pour améliorer les traitements actuels et les rendre plus tolérables. Il ne faut pas nier les effets secondaires et en faire une fatalité. Mais il n’est pas acceptable de défendre un traitement parce qu’il n’a pas d’effets secondaire, si il n’a pas d’effet bénéfique prouvé. Dans des maladies graves, son effet secondaire est de ne pas avoir d’effets.

5)    Un argument classique quand on montre que l’acupuncture ne marche pas ou que l’homéopathie ne fait pas mieux qu’un verre d’eau sucrée: notre approche sort du champ de la science classique. Je ne connais pas d’autre science que la science, sinon on parle de magie. En dehors de mon plaisir à lire de la fantaisy, je ne crois pas à la magie. Les magiciens la défendent car « eux », ils ont une approche holistique individualisé, tenant compte des énergies, des forces, etc. C’est une immense fumisterie, nous avons tout a fait les outils pour évaluer une réponse thérapeutique. Dire qu’une traitement défie l’expérience scientifique est au minimum une immense méconnaissance de ce qu’est la science (ignorance) au pire une volonté d’échapper à toute évaluation simplement car on en a peur (escroquerie).

6)    Les praticiens de ces thérapeutiques alternatives se présentent comme les gentils. C’est souvent le cas, ils sont ouverts, empathiques, à l’écoute. Comme beaucoup de leurs collègues non alternavistes. Ceci ne suffit pas à faire un bon soignant. Je préfère me faire opérer par un fieffé connard brillant avec un bistouri dans la main, plutôt que par un amour de chirurgien qui à la main qui tremble et met deux heures au bloc à savoir quoi faire. Le mieux est d’avoir les compétences et d’être sympathique, soucieux du bien être du patient, mais à choisir, en fonction des problèmes, je sais où aller même si je ne partirai pas en vacances avec ce collègue. Il y a des médecins traditionnels qui font de la bonne médecine et qui sont humains, comme on dit. Je rappelle que même le plus con est aussi un être humain. C’est un autre débat, mais déshumaniser les cons ne les rend pas moins cons.

7)    Un argument traditionnel et éculé est l’épreuve du temps. Une approche thérapeutique qui dure depuis des siècles est forcement bonne et efficace. On choisit l’épreuve du temps plutôt que la science. C’est la promotion à l’ancienneté plus qu’au mérite si chère à l’administration française. Je dirais juste un mot : saignée…

8)    Les défenseurs des thérapeutiques alternatives adorent l’argument d’autorité. Regardez Rica Zarai fait des bains de siège, c’est bon. Regardez telle tête couronnée le fait, ce footballeur se fait injecter des cellules souches de lézard péruvien, un prix Nobel un peu sénile dit que c’est trop bien. Des preuves, on veux des preuves pas du dieu l’a dit. En parlant de conflit avec une tête couronnée, E. Ernst sait de quoi il parle.

9)    Un grand classique: « c’est naturel donc c’est bon ». Une immense connerie, l’amanite phalloïde est naturelle, le lion affamé est naturel, l’ours sortant d’hibernation est naturel, la ciguë est naturelle… Un très bel exemple c’est bien sur la levure de riz rouge qu’on oppose sans cesse aux statines alors qu’elle en contient. La nature n’est ni bonne ni méchante, elle ne fait de choix moraux. Je rappelle en passant que se planter des aiguilles dans le corps n’est pas un acte très naturel.

10) La théorie du complot. Big pharma ne veut pas qu’on en parle car sinon elle perdrait de l’argent. Souvent les gros laboratoires pharmaceutiques ont une filière naturopathie qui les fait bien vivre, en particulier les vitamines et autres compléments alimentaires. Big Pharma n’est pas une poétesse Natura Pharma non plus… Tous ces braves alternativistes qui travaillent uniquement pour le bien du patient, devrait le faire gratuitement juste pour se démarquer de ces méchants médecins allopathes qui s’enrichissent. J’ai rarement vu un iridologue refuser du liquide…

11) La théorie du complot bis. Les médecins n’en veulent pas, sinon ils n’auraient plus de patients et ne gagneraient plus d’argent. Franchement, je ne connais pas un néphrologue qui ne serait pas ravi de ne pas avoir à parler de dialyse à ses patients si il avait un médicament miracle qui faisaient repousser les reins. J’aimerai tellement avoir le médicament qui guérit tout… Ne croyez pas aux miracles, ils n’existent pas surtout dans ce domaine.

12) L’absence d’évidence n’est pas l’évidence d’une absence d’effet. C’est vrai. Un argument fort utilisé par les charlatans, les praticiens des médecines alternatives. C’est vrai pour les effets bénéfiques mais aussi pour les effets secondaires.

Quand on me lance triomphalement: « Ça n’a pas d’effets secondaires ».

Je dis: « Prouvez le moi ».

On me dit: « Il n’y a pas d’évidence de la présence de problèmes ».

Je réponds perfide: « L’absence d’évidence n’est pas l’évidence d’une absence d’effets… secondaires ».

Il n’est pas éthique d’utiliser des traitements qui n’ont pas été évalués selon les standards de la science. Si ça ne marche pas dans un essai bien fait, c’est que l’effet est marginal.

13) Enfin, quand vous avez résisté à tous les arguments suivants en vous défendant pied à pied, arrive les attaques ad hominem. Vous êtes un vendu, probablement communiste, pédophile, peut être  zoophile et vous faites des sabbats en buvant du sang humain. C’est le point Godwin de l’homéopathe: « tu es vendu à big pharma ». Quand on en arrive là, la fin de la discussion est proche.

Ces treize arguments des tenants pratiquants des médecines alternatives sont facilement démontables. Il n’est pas si facile d’exposer les réponses et de défendre une position scientifique dans un monde qui n’aime pas la science. La science tue les licornes, le geocentrisme, et plein d’autre fariboles. La science demande du temps, la science nous fait douter, la science est un perpétuel recommencement, la science dérange nos convictions. La science est la plus belle des activités humaines. Elle est un immense pan de la culture.

science_large_grandeLe seul rempart contre cet obscurantisme moderne est l’enseignement de la démarche scientifique dès le plus jeune age et le plus tard possible.

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53 réponses à Les treize arguments fallacieux des médecines alternatives

  1. boris cohen dit :

    Rien a ajoute. Je vous conseille l’excellent livre du Dr Simon Sing: Trick or Treatment?: Alternative Medicine on Trial

  2. Baptoub dit :

    L’absence de preuve de l’existance des licornes n’est pas la preuve de leur absence d’existence ! 🙂

  3. Lomig dit :

    Mais elles existent. Elles sont rose. Et invisible. A LA FOIS.

    Vous n’êtes tous que des mécréants au service de l’huître violette de la damnation qui a inventé la science pour discréditer les licornes.

    Sinon merci pour l’article. Il est difficile de se faire écouter par ses proches sur le sujet, et bien que j’ai une approche vraiment pragmatique de la médecine (placebo, substance active, énergie du cristal de l’espace,… peut importe le flacon pourvu qu’on ait à nouveau la santé – et statistiquement c’est bien l’allopathie qui nous fournit la solution), une situation me fait perdre tous mes moyens : La medecine alternative préventive. Les voir se bourrer de sucre en granule hebdomadairement chaque hiver pour éviter la grippe me place en situation de détresse… Alors qu’ils pavanent tout en me jetant dans les dents que la preuve, pas de grippe cet hiver ! Placer des bougies le long des voies ferrées pour éviter l’arrivée d’éléphants massacreurs ne peut pas trouver sa justification dans l’absence actuelle de cet animal des enfers.

  4. Totomathon dit :

    Magnifique billet !
    Tu aurais pu aussi préciser en (9) qu’à l’inverse, beaucoup de médicaments sont dérivés des plantes (digitaliques, aspirine …)

    • OlivierJ dit :

      En effet, mais il y a un point important, c’est le terme « dérivé », c’est-à-dire que la science a permis d’élaborer un dérivé plus efficace ou comportant moins d’effets secondaires. Pour l’aspirine, au départ il s’agit de l’acide salicylique contenu dans l’écore de saule, et ce qu’on élabore depuis longtemps c’est la variante « acétyl », le tout de façon synthétique uniquement (et non plus à partir de l’arbre).

  5. nfkb (@nfkb) dit :

    Je suis peut-être un peu hors sujet mais je trouve la problématique du temps qui passe et du recul très intéressante.

    L’expérience.

    Tu dis toi même à un autre moment dans ton subtil texte que l’expérience t’as fait choisir autrement à propos d’un soit-disant cas de SHU.

    A mon âge, on ne peut pas vraiment dire que je sois vieux et expérimenté mais j’ai déjà l’impression qu’en matière de médecine et de thérapeutique on est chahuté dans un grand huit de modes et d’habitudes.

    Donc même si l’argument du « on fait ça depuis longtemps, donc c’est que ça marche » (sous entendu sinon on aurait arrêté) est quand même pas si inintéressant. La science tatonne, cherche. Un coup à droite, un coup à gauche. Je trouve néanmoins que prendre du recul, parfois sur l’échelle du temps, donne des indices sur une bonne ou une mauvaise pratique. Un peu comme si il y avait une sorte de sélection naturelle dans nos pratiques sur de longues années.

    Mon propos trouve ses limites avec les révolutions. Copernic. Darwin… (j’ai pas envie d’écrire Freud, qu’est-ce que t’en penses ? 😉 )

    Qu’en pensez-vous ?

    • PUautomne dit :

      En médecine, pas grand chose ne remplace l’expérience clinique, ce qui sous entend de voir beaucoup de patients pour commencer à comprendre un petit peu quelque chose. J’ai l’impression seulement depuis quelques années d’être à peu près potable en clinique. C’est pour ça que je dis aux jeunes gens que je croise, qu’il est très important de passer du temps à voir plein de malades pour avoir le plus d’expériences possibles. Ça nécessite de passer un peu de temps à l’hôpital et de ne pas penser qu’à son repos de garde. Bon je passe sur ce point qui n’est pas ce que tu attendais comme réponse.
      J’ai été élevé dans un système très conservateur, protocolisé, où on fait toujours la même chose et avant de changer quelques choses il faut des arguments solides. Ca forge le caractère. Il ne faut pas céder à toute les modes, mais quand manifestement un progrès arrive, il ne faut pas le rejeter de façon systématique sinon on passe à coté de progrès pour le patient. C’est une tension difficile entre faire le chiot fou et faire la vieille tortue. Il faut faire attention en permanence à son comportement, en se remettant régulièrement en question, de façon la plus objective possible.
      Le risque d’attendre la sélection naturelle, c’est de faire des saignées pendant 3 siècles sans se poser de questions, le système se réplique, on choisit les gens qui son d’accord avec nous. C’est difficile de choisir un emmerdeur qui te critique comme collaborateur, mais ça peut être stimulant.
      Je crois pas à la technique qui marche à tous les coups sans jamais se tromper. Il faut évoluer.
      Concernant les révolutions, les galilée, copernic, darwin, freud, einstein, ne sont pas sortis de rien, ils sont les catalyseur de quelques choses dans l’air et surtout ils ont dits bon, c’est sur que c’est ça, je le sens. il y a tous les éléments pour le dire, il faut juste avoir le courage de bousculer la tradition et de mettre en mots, en théorie, de rassembler les pièces du puzzle et de tenter le coup et de recevoir un paquet de coups aussi. Quand on tue les licornes, il faut s’attendre à ce que les amoureux des bêtes ne te laissent pas faire…
      A mon petit niveau, sur mon précédent sujet, ce que j’avais trouvé, pas un éditeur n’en voulait, petite équipe, truc nouveau, on a passé un papier dans un petit journal. Tout le monde rigolait avec mes cellules bizarres, maintenant, je suis systématiquement cité. Des groupes prestigieux ont montré que nous n’avions pas totalement tort. J’ai appris ainsi que si on est convaincu, il faut tenir bon.

      • nfkb (@nfkb) dit :

        ta dernière phrase est importante.

        mais la construction d’un protocole c’est vraiment, vraiment mais alors vraiment le chemin de croix…

      • Maaskin dit :

        « Le risque d’attendre la sélection naturelle, c’est de faire des saignées pendant 3 siècles sans se poser de questions, le système se réplique, on choisit les gens qui son d’accord avec nous. »
        Les saignées, c’est de la sélection naturelle : seuls les plus forts y survivent pour transmettre leur patrimoine génétique, MUAHAH. Ça renforce l’humanité à défaut de l’humain.

        Pour revenir dans le sujet, l’argument que j’ai entendu aussi c’est
        « Mais comment tu expliques que ça marche sur les animaux hein ? »
        Ah bon, ça marche mieux qu’un susucre ?

        • Ardalis dit :

          L’effet placebo fonctionne uniquement parce que l’homme qui donne le placebo change sa relation avec son animal (plus d’empathie, volonté de le voir guérir..) l’animal le ressent et ce climat positif fait qu’il va mieux.

          Pour les plantes, j’ai lu que c’était simplement le point de vue de l’observateur qui était biaisé (Mauvaise interprétation de données en fait.)

          Donc oui un placebo est plus efficace qu’un susucre 😀

  6. Babydoc dit :

    Si l’homéopathie vous intéresse j’ai rédigé pour mon mémoire de DES une revue de la littérature sur l’homéopathie dans le traitement des infections ORL..

  7. Cossino dit :

    J’ai aimé votre article plein de bon sens .

    J’ai juste tiqué sur une phrase : « nous avons tout a fait les outils pour évaluer une réponse thérapeutique. » En êtes vous si sur ?
    Vraiment , nous ne pourrions pas en découvrir d’autres qui nous ouvriraient des perspectives insoupçonnées?

    • PUautomne dit :

      On peut toujours faire mieux, mais pour l’instant, je n’ai rien vu de plus convaincant qu’une étude randomisée, en double aveugle avec molécule controle dans un bras portant sur des critères cliniques durs.

  8. JohnJonz dit :

    Je suis assez surpris… Sachant qu’on en découvre encore tous les jours sur le corps humain, et qu’on est bien loin d’être au point sur pas mal de maux, il ne me semble pas sot que certaines pratiques puissent avoir des vertus qu’on ne puisse prouver pour le moment.

    En tout cas, sans une certaine ouverture d’esprit, il est certain que la science ne va pas avancer. Pour pouvoir prouver un concept, encore faut-il lui laisser sa chance.

    Enfin, je finirai par le point 5, qui manque à mon goût de sources. Tomber dans les travers qu’on reproche, je trouve ça maladroit, pour le moins. Où sont les preuves? Par qui? Dans quelles conditions? Et pour quoi?
    En effet généraliser à partir d’un échantillon réduit n’est pas très scientifique comme méthode, et j’ai un doute sur la vérification de TOUS les traitements de ces deux pratiques.

    Je finirai enfin, par mon expérience personnelle, bien que je n’incite absolument pas à généraliser à partir de mon cas, mais juste à ouvrir vos esprits à l’éventualité d’un effet bénéfique potentiel et ne pas rester fermer à cette éventualité:
    Je suis un scientifique et pas du tout du genre à m’écouter.
    Suite à un accident, je me suis retrouvé bloqué au niveau du dos avec de fortes douleurs chroniques. Je suis passé par la médecine traditionnelle, pendant plus d’un an, sans aucune amélioration. En désespoir de cause et sans vraiment y croire, j’ai tenté la médecine chinoise, avec notamment, de l’acupuncture. Il m’a fallu 2 séances pour ne plus avoir mal du tout et retrouver une mobilité normale.

    Je ne sais pas comment ça a marché, mais pourtant, ça a fonctionné! La médecine traditionnelle qui, elle, savait comment fonctionne mon corps a lamentablement échoué. Je ne la condamne pas et elle passera toujours en premier pour mes futurs soucis de santé, mais par contre, je resterai toutefois ouvert à des alternatives si elle se montre à nouveau inefficace.

    • JohnJonz dit :

      j’en ai fini deux fois, la faute à l’hésitation de confier mon expérience personnelle ou pas, veuillez prendre ça comme un post scriptum

    • PUautomne dit :

      Merci beaucoup pour votre commentaire.
      Il illustre parfaitement ce que j’essaye de dénoncer, je trouve fascinant que sous une note qui dénonce les arguments fallacieux des MA vous les utilisez. Je suis impressionné et je vous félicite. La réponse à votre commentaire est bien évidement dans la note sous laquelle vous commentez. Tout y est, un peu de vous pouvez pas comprendre, vous êtes pas ouvert, vous n’argumentez pas correctement, un peu d’argument d’autorité (« je suis scientifique ») et l’inévitable histoire personnelle.
      Je ne demande qu’ à être convaincu mais avec de la vraie science.
      Concernant l’efficacité de l’acupuncture dans les lombalgies, je vous conseille cet article récent sur l’absence d’efficacité dans un essai plutôt bien fait, et ce qui est encore plus fascinant, son efficacité dans les lombalgies par rapport à l’approche conventionnelle. Ce qui est très intéressant dans cet article c’est que l’acupuncture sham (on pique n’importe comment) fait pareil que l’acupuncture conventionnelle (suivant la tradition). Le sham est le vrai placebo dans cette histoire. Ceci montre que les soit disant point traditionnel, les noeuds d’énergie et tout le bazar, c’est un peu du vent.
      Si une approche thérapeutique améliore les symptômes tant mieux, l’essentiel c’est d’aller mieux. Ensuite venir militer car ça a marché sur moi alors que dans la littérature, il n’y a pas grand chose de probant. Il y a un pas que je me refuse à franchir.
      Encore merci pour cette belle analyse de cas.

      • JohnJonz dit :

        « Tout y est, un peu de vous pouvez pas comprendre » => Parce que maintenant, vous allez vous prétendre expert alors que vous avouer n’attendre qu’une chose, qu’on vous explique/démontre comment ça marche?

        « vous êtes pas ouvert » => Clairement, je semble me tromper, là où la diplomatie pourrait vous amener à discuter, vous rabrouez à grand renfort de « j’ai dit plus haut que c’était mal, j’ai raison, un point c’est tout ». ça ressemble à du fanatisme religieux, pas à de la science ce genre de discours

        « vous n’argumentez pas correctement, un peu d’argument d’autorité (« je suis scientifique ») » => je voulais exprimer que j’étais rationnel, pas marquer mon autorité, je n’ai pas besoin de ça pour asseoir mon discours

        « et l’inévitable histoire personnelle. » => il est clair que retranscrire une expérience, donc la base de la science, n’est pas de l’histoire personnelle. De nombreuses découvertes scientifiques partent d’anecdotes personnelles qui ont été creusées (radioactivité, ça vous dit?). Mais non, celles que vous méprisez n’ont pas d’intérêt car il doit en être ainsi: vous les avez dénoncé arbitrairement comme irrecevables, c’est donc que cela est vrai, point final. Encore une fois, je salue le raisonnement.

        Enfin, concernant votre source, qui soit disant confirme vos dires, permettez moi de vous instruire, vous semblez en avoir besoin: elle signifie juste que le mécanisme des aiguilles à un effet positif, que ce soit sur des points précis, ou placé de manière plus ou moins aléatoire.

        Je me permettrais même de citer la dernière phrase de votre second lien: « Effectiveness of acupuncture, either verum or sham, was almost twice that of conventional therapy. »

        Absence d’efficacité, hum? Belle analyse scientifique de votre part, et sans la moindre interprétation dans le but de confirmer ce que vous avancez…

        • PUautomne dit :

          Merci de poursuivre mon instruction et celle de mes lecteurs. L’analyse de cas se poursuit tranquillement.
          L’argument d’autorité semble prendre le dessus manifestement. Ce que j’aime surtout c’est que vous mettez sous mon clavier des mots que je n’ai pas écrit. L’attaque sur l’homme apparait aussi: « fanatisme religieux et je ne connais rien ». Je suis proprement fasciné par votre argumentaire qui reprend point par point les idées de l’article sur lequel repose ma note.
          Enfin, si j’utilise l’article que vous citez, je ne l’ai pas choisi au hasard, c’est bien pour montrer que n’importe qu’elle façon de mettre des aiguilles a un effet ce qui élimine la possibilité des points d’énergie etc. C’est dans le cas présent le bon placebo. L’efficacité d’une approche traditionnelle de l’acupuncture qui est mise en avant, justifié par son originaire millénaire est complétement démontée. Beaucoup de patients trouvent qu’une piqure fait mieux qu’un médicament oral. Je vous signale aussi ce travail qui montre que la couleur du placebo joue un rôle sur son effet http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/8991013
          Bonne fin de journée.

          • JohnJonz dit :

            Je ne vois pas l’intérêt de continuer ce débat, là où j’apporte matière à réfléchir, vous n’opposez qu’étroitesse d’esprit et mauvaise foi. Vos conclusions n’ont rien de scientifique et vous devriez avoir honte de vous tourner ainsi en ridicule. Au lieu de ça, vous vous complaisez dans le sarcasme et la médiocrité. Je ne veux pas participer plus à cette mascarade.

          • PUautomne dit :

            Et bien nous finirons avec l’argument d’autorité et l’attaque ad hominem.
            Merci pour ces échanges constructifs et cet éclairage.

          • Antoine dit :

            Intéressant, vous êtes pour une ouverture, un dialogue, mais comme le dit JohnJonz vous vous fermez rapidement dès qu’on vous oposse des arguments solides. C’est très intéressant psychologiquement.

          • mouai dit :

            @JohnJonz, vous faites un TP appliqué ?
            Ce que veut vous expliquer PUautomne, c’est que (en reprenant dans l’ordre de lecture de vos posts) :
            – La médecine n’a pas besoin de comprendre un effet positif pour l’utiliser, c’est la base de l’empirisme qui est sous-jacent à la science.
            On ne cherche pas pourquoi, on observe et on décrit. On peut éventuellement expliquer le phénomène par un phénomène sous-jacent, mais la question du pourquoi reste irrésolue pour le sous-jacent.

            – Vous dites qu’on ne pourrait pas encore prouver les vertus de certaines pratiques. Mais ce n’est pas vrai, on peut les prouver car la seule vertu à mesurer c’est la guérison ou non.
            Donc le test aléatoire en double aveugle permet de tester l’efficacité quel que soit la pratique médicale étudiée, car cette méthode est de logique pure, elle est mathématique.
            On prend une variable inconnue, le taux de guérison, que l’on peut mesurer pour n’importe quelle maladie si l’on définit au départ à partir de quand quelqu’un est considéré comme guéri ou malade.
            On effectue une estimation du taux de guérison en mesurant un grand nombre de résultats de la pratique étudiée.
            Sachant qu’il existe un taux de guérison « naturelle », c’est à dire de guérison spontanée, on mesure ce taux via là aussi un échantillonnage d’un grand nombre de cas où la pratique médicale est cette fois un placebo (donc bidon).
            Ainsi on peut comparer l’efficacité de la pratique médicale par rapport à une guérison sans intervention médicale (le placebo).
            Si c’est vraiment supérieur au taux du placebo ça marche(sachant qu’il existe une erreur sur la mesure de la valeur du taux estimé par échantillonnages par rapport au taux réel inconnu et qu’il faut donc que la différence entre le placebo et la pratique médicale soit au-dessus de cette erreur pour trancher, il suffit de mesurer sur un échantillon plus grand et bien distribué pour diminuer cette erreur), sinon c’est bidon (ou dangereux).
            On peut effectuer ce test avec n’importe quoi et pas seulement en médecine tant que vous définissez clairement votre variable à mesurer.
            La seule chose qui limite la preuve de l’efficacité des pseudos science, c’est le financement d’un test. Donc ce n’est clairement pas un problème de méthodologie ou de logique.

            – Votre cas personnelle est touchant mais n’apporte rien au débat. Vous faites un raisonnement inductif qui n’a aucune valeur de preuve par définition.
            Un seul cas particulier ne peut jamais prouver un cas général, car il existe un taux de guérison non nul même sans intervention médicale.
            Il y a toujours des cas particuliers pour qui un coup de bol permet d’obtenir un résultat.
            La seule manière de raisonner de manière inductive est de le faire sur un grand nombre d’individu (comme expliquée ci-dessus) pour justement prendre en compte le côté aléatoire.
            Je lance un dé, je fais des un, des deux, des trois mais pas de six. Mécontent de ma malchance je souffle sur le dé et hop je fais un six.
            Est-ce une preuve que souffler sur les dés permet d’augmenter sa chance ? Non, pour le prouver il faudrait le répéter un grand nombre de fois et on se rendrait compte que mon six n’était qu’un coup du sort.

            – Vous dites que la médecine traditionnelle sait parfaitement comment fonctionne le corps.
            Je répondrais non, la médecine traditionnelle comme toute activité non mathématique ne fait que des raisonnements par probabilité.
            Elle mesure un lien de causalité de manière à être à peu près sûr de son existence (sa probabilité tend vers 1 mais ne l’est jamais tout à fait).
            Les seules choses sûres à 100% sont la logique et les mathématiques, qui ne fonctionnent que par définition et déductions.

            – Vous essayez de mettre en valeur votre histoire personnelle, comme si une anecdote avait une quelconque valeur scientifique.
            Ce n’est pas le cas. La radioactivité n’a jamais été prouvée par l’anecdote personnelle de la pellicule photo marquée, ce n’était qu’un cas particulier. Au mieux, c’était un indice.
            La preuve est venue après, plus tard lorsque des tests à grandes échelles ont été effectués et c’est ces tests qui ont valeur de preuve.
            Une expérience personnelle est toujours irrecevable dans une démonstration car vous ne prenez pas en compte le facteur aléatoire.
            Mesurer X valant à un instant donné 0.5 et décréter que X vaut toujours 0.5 est complètement faux.
            Pour pouvoir le dire, il faut prouver que X est fermé (ne dépend pas de facteurs aléatoires). Si X est une variable mesurant la réalité, il est impossible de le prouver à 100% (le monde est non déterministe).
            On ne peut qu’estimer sa valeur avec échantillonnages et vérifier que la part aléatoire est très petite par rapport à notre précision de mesure (donc invisible à la mesure).

            – Lorsque vous citez la phrase de fin d’article sur l’efficacité de l’acupuncture, vous oubliez qu’il faut comparer par rapport au placebo et non à une thérapie pour avoir une preuve probabiliste.
            Comparer par rapport à une thérapie ne permet que de dire que l’une est meilleure que l’autre, la médecine pouvant encore posséder quelques restes archaïques de croyances non testées.
            Le fait de piquer aléatoirement (placebo) donnant un résultat équivalent à l’acupuncture montre que ce qui compte n’est pas l’acupuncture mais le fait de piquer (où vous voulez).
            Pour finir de trancher, il faudrait comparer entre piqures aléatoires et pas de piqures du tout (et si c’était possible rajouter un test avec une illusion de piqures, pour voir si ce n’est pas juste un facteur psychologique).

  9. Génial et complet. C’est bon de voir des arguments si bien présentés.

  10. Drneurone dit :

    Très bon article, que je lis juste le jour où un de mes patients parkinsoniens m’a demandé ce que je pensais des gélules d’algues vertes qu’il commande à un prix exorbitant sur internet….

  11. Drneurone dit :

    Au fait, on a déjà prescrit une saignée avec un collègue, pour un patient avec Vaquez avec un Taux d’hématocrite impressionnant, qui venait de faire un AVC. 🙂

  12. Excellent article !
    Je l’aime d’autant plus qu’il semble venir d’un médecin. Il fait sûrement partie de ceux à qui j’ai dédié mon dernier livre…
    Il lui manque cependant une petite chose, mais c’est normal, car un médecin d’après le code de déontologie ne doit pas critiquer la pratique de ses collègues.
    Le plus important pour que nous n’ayons plus à essayer de faire triompher la science sur la croyance dans le domaine de la médecine est que les médecins n’aient pas le « droit » de pratiquer des médecines non conventionnelles (que j’appelle postmoderne). Tant que cela ne sera pas fait, on ne pourra pas éviter le 14e argument (massue) :
    – cela marche puisque certains médecins les pratiquent (argument d’autorité)
    il suffirait que le conseil de l’ordre fasse appliquer strictement son propre code de déontologie et en particulier l’article 39. Je pourrais ranger mon clavier et aller cultiver mon jardin.
    Cher ami, faites tout de même attention en utilisant le mot « charlatans », car, même barré, cela pourrait vous valoir un blâme du conseil de l’ordre pour « manque de confraternité ». Rappelez-vous que c’est ce qui est arrivé à Marcel Francis Khan (qui s’en fiche complètement).

  13. Zeytuna dit :

    N’ai lu que le premier paragraphe et survolé les autres… Discours typique d’une personne intolérante envers les pratiques de certains… Mais qu’est-ce qu’on s’en branle ? Si on veut gober des granules de sucre ou se faire percer le corps avec des petites aiguilles ? Y a pire quand même dans la vie les gars, non ?
    bah… c’était peut-être juste mon vendre un T-shirt après tout.

  14. doume dit :

    Excellent article, j’adhère complètement.
    Mais comme on a tous nos incohérences, médecin moi-même, quand j’ai une insomnie je m’autoplacébote, je prends 2 Euphytose et … je m’endors alors très bien ! lol

  15. GACO dit :

    Cher Monsieur PUautomne. Jusqu’à aujourd’hui le mystère de la Vie n’a toujours pas été prouvé scientifiquement.
    Les chercheurs se crêpent le chignon à propos d’une multitudes de théories dont aucune n’a réellement trouvé sa place…
    Est ce que cela vous amène a douter sur votre propre existence, sur la substance même du fonctionnement et de l’organisation de chacune de vos cellules, de leur renouvellement….Et la liste pourrait être longue.
    Je ne suis pas contre la science actuelle, je suis contre ce genre d’article qui prône une ouverture d’esprit sans en avoir réellement une et je suis surtout contre la science quand elle devient dogmatique ( et il en est de même pour la non-science)… Après chacun son chemin de guérison et de réflexion et ce n’est sûrement pas avec un « X »ième article tapant sur les Médecines alternatives ou tapant sur la Médecine Alloptahique que nous arriverons à désamorcer ce conflit vieux de plusieurs siècles pour savoir lequel à plus raison que l’autre !
    Si écrire ce genre de texte, vous permet de vous sentir bien dans vos cellules, et de vous sentir vivant, vous permet d’éprouver le fonctionnement biomécanique de vos doigts et l’interaction de ces derniers avec vos neurones, si cela vous fait vous sentir bien…Et bien tant mieux vous venez peut être d’inventer un nouvel antidépresseur et je pense qu’à vous seul avec la verve que vous possédez vous arriverez, à faire déposer le brevet…Et ce jour là je serais le premier à vous applaudir, car malgré vous vous aurez fait validé un élément considérer aujourd’hui comme alternatif au sein d’une médecine plus scientifique…
    Par contre la question existentielle sera toujours de savoir si la science n’a t’elle pas besoin, inévitablement, de ce temps d’obscurantisme pour mettre en place ses futures réflexions de demain et s’ouvrir à d’autres possibilités qu’elle ne veut pas se donner la liberté de voir aujourd’hui.

    • PUautomne dit :

      Bonjour, merci pour votre commentaire.
      Il me semble qu’il faudrait me lire et surtout lire le papier original dont je me suis largement inspiré, en reprenant l’argumentaire de son auteur.
      L’auteur de l’article est un très grand promoteur de la médecine complémentaire et un de ses praticiens. Ceci lui donne une grande légitimité pour les critiquer.
      Je ne suis pas contre les médecines complémentaires bien au contraire. Je dis juste qu’elles ne peuvent pas être une alternative viable si elles ne sont pas bien évaluées. Avant de les utiliser en alternative à des traitements certes imparfaits dans des maladies graves, il faut des arguments forts, autre que ceux habituellement servis.
      Encore une fois pour des problèmes embêtants mais non vitaux, le rhume, la lombalgie, les petites douleurs articulaires, les rhino, pourquoi ne pas essayer, si ça fait du bien, c’est ce qui compte. C’est l’attitude pragmatique et je la comprends. Ensuite, il ne faut pas dire que ça guérit des maladies graves, car c’est dangereux. J’ai écrit il y a longtemps un article sur Simoncini et sa thérapeutique du cancer. Il faut lutter contre ça. Les bons professionnels qui font de la médecine complémentaire, connaissent leur limite, comme moi quand je dis que la transplantation est le meilleure trt de l’IRCT, je sais qu’il ne faut lui demander que ce qu’elle peut donner.
      Le problème c’est que dès qu’on met en doute l’efficacité de ces approches thérapeutiques, on est un obscurantiste.
      Je trouve que ç’est dommage. C’est ainsi.

  16. picokoa dit :

    Ouf pour votre dernier commentaire !

    J’étais étonnée de votre intransigeance (ce qui soit dit en passant, montre tout de même que votre article « attaque » un peu sévère…)
    En fait, je m’apprêtais à vous dire que je réfute complètement la notion de médecine « alternative »…
    Certaines des pratiques que vous abordez dans l’article sont bien plus du domaine de la complémentarité que de l’alternative. Il me semble que que l’on soit « pro » ou « anti » il faut se garder de verser dans l’extrême, comme vous le dites bien on ne va pas soigner un cancer avec de la farine de maïs… Par contre si une prise en charge « complémentaire » ou supplémentaire lors d’un cancer permet de récupérer un peu mieux, un peu plus vite entre deux chimios, ce serait aussi dommage de s’en priver non ?

    Après, pour revenir à l’acuponcture par exemple, mais on peut l’appliquer à l’ostéopathie également, la recherche de type EBM : diagnostic—> technique/molécule prédéfinie rencontre un souci majeur : prenez dix patients qui présentent des symptômes apparemment similaires, le bilan de l’acuponcteur ou du thérapeute manuel va trouver des éléments souvent différents et appliquer un protocole de prise en charge personnalisé. Evaluer une manip lombaire ou deux points d’acu n’a donc aucun sens.
    Par contre quelques « outcome studies », notamment dans le domaine de l’acuponcture, semblent mettre en avant de bons résultats dans le cas d’une « prise en charge ».
    Etant bien entendu que la pathologie médicale est avant tout prise en charge en médecine conventionnelle. Je revient à la conception de complémentaire.
    Et puis pour être honnête, ces pratiques ont un inconvénient majeur en matière de recherche : il n’y a pas de fonds pour les financer (pas de labos intéressés..)….dans le genre frein, c’est pas mal.

    • Adrien dit :

      C’est curieux, j’ai l’impression de voir revenir les mêmes arguments à chaque fois qu’un partisan de l’ostéopathie s’exprime sur les « médecines alternatives ».
      « On ne peut pas évaluer l’ostéopathie et l’accupuncture parce que :  »
      1. chaque prise en charge est unique
      2. il n’y a pas d’études parce que ça n’intéresse pas les labos

      1. –> Je ne suis que externe mais il m’a semblé que tous les patients que j’ai croisé en cardio/ortho/hémato/neuro/néphro avaient aussi une prise en charge unique et personnalisée. Si on ne peut pas évaluer le moindre petit élément de la prise en charge en accupuncture ou en ostéopathie, cela signifie que l’enseignement de ces disciplines n’est qu’une série d’affirmations sans preuves et qu’au final le praticien fait du freestyle total?
      2. –> Pourtant Il existe des études et des papiers qui sortent régulièrement sur l’ostéopathie.
      Par ailleurs, la recherche médicale (voire la recherche en général) ne se limite pas à des médicaments ou des outils de labos. On ne peut pas accuser Big Pharma de l’absence de preuve de certaines pratiques. (D’ailleurs ça revient au point 10 de PUautomne sur la théorie du complot…)

  17. dsl dit :

    Arrivé ici par une suggestion de la revue des blogs de la revue du prat médecine générale, je n’ai pas apprécié du tout le ton du billet hautain et sarcastique. Si Ernst peut se permettre de critiquer les médecines complémentaires du fait de son âge, son expérience, et ses travaux, vous n’avez semble t il pas du tout le même back ground, et je pense qu’un ton plus modeste conviendrait mieux. Il y a quelques fautes de français à corriger, un anglicisme (l’absence d’évidence…evidence se traduit par preuve). Il me semble tout à fait ridicule de vouloir opposer de la même manière science et foi, science et thérapeutiques alternatives.
    Enfin, bref, si votre désir est vraiment de comprendre un peu mieux ces médecines, en parler avec les praticiens, et tenter de les évaluer, vous vous y prenez très mal du point de vue de la communication.
    Sinon, c’est parfait.

  18. dsl dit :

    Je maintiens ce que je dis. Vous n’employez pas ce ton lorsque vous parlez de votre expérience clinique.
    Sur le fond, l’homéopathie et l’acupuncture ont plusieurs siècles, elles n’ont pas besoin de preuves scientifiques, leurs praticiens comme leur adeptes s’en passent. Je dis simplement que si vous souhaitez en savoir plus, engager la conversation sur le sujet, voire faire des expérimentations avec des praticiens, vous vous y prenez mal. Par exemple, je ne trouve pas l’histoire de la licorne rose, et des tee shirts très drôle.

  19. OlivierJ dit :

    Alors ça c’est drôle, de lire en commentaire de l’article, après toutes les explications : « l’homéopathie et l’acupuncture ont plusieurs siècles, elles n’ont pas besoin de preuves scientifiques ». On avait remarqué que leurs praticiens et leurs adeptes s’en passent, c’est un peu le souci.
    Et puis répondre à un article via un commentaire au ton désagréable en traitant l’auteur de hautain, ça ne manque pas de sel.

  20. bluerhap dit :

    Merci pour cet article. Personnellement j’achète le T-Shirt le jour où ils rajoutent un tube d’homéopathie 😉

  21. Danlq dit :

    Je trouve drôle que vous critiquiez l’attitude « ça a marché pour moi, ma grand-mère, mon chat, la copine de la voisine, la belle sœur de la concierge » dans l’argument N°2.
    Mais qu’à l’argument 6, » vous disiez en parlant de conflit avec une tête couronnée, E. Ernst sait de quoi il parle ». C’est bizarre d’employer l’argument d’une experience individuelle pour justifier son propos, ce qui marche donc pour démontrer quelque chose pour E. Ernst ne marche donc pour les autres.

    Le problème quand on lit votre article c’est que les arguments sont noyés dans une lutte anti- médecine alternative. Certes l’article se voulait à charge dès le départ avec une positionnement contre ce type de médecine dés les premières lignes. Mais je pense que ça dessert le propos plus que ça ne l’étaye.

    Je préfère lire vos articles sur les cas de vos patients, avec des descriptions cliniques passionnantes.

    PS: Etant radiologue dans les DOMs, je me dois de vérifier la fonction rénale de mes patients, je me posais la question de la validité de la formule MDRD chez les sujets à peau noire domien, le métissage des populations afro-caribéennes n’étant pas tout à fait le même que celui de la population afro-américaine,
    La formule est elle valide, je dois avouer qu’à mon niveau, je n’ai pas trouvé dans la littérature beaucoup d’articles concernant ce point.
    De plus, faut il appliquer le sujet de peau noire dans la formule quand le patient est chabin.

    • PUautomne dit :

      Pour ma note, je n’ai rien à dire.
      Pour l’utilisation de MDRD, je pense qu’il n’y a pas de réponse car pas de travail en fonction du niveau de métissage à ma connaissance. Personnellement, mais ce n’est qu’une expérience personnelle qui ne vaut rien, sauf celle d’avoir une petite expérience dans le domaine de la néphrologie et d’avoir un peu lu sur le sujet, pour les sujets de couleur de peau noire j’utilise la correction afro-américain. Une formule n’est qu’une formule et franchement plutôt que regarder la créatinine, si j’étais radiologue, je regarderai si les patients à qui j’injecte de l’iode ne sont pas déshydratés ou n’ont pas en cours un traitement par diurétiques. Pour demander des scanners injectés à pas mal de patients avec des IR sévères si on s’assure d’une bonne hydratation du secteur extra-cellulaire il ne se passe pas grand chose.
      Sinon je vous conseille la lecture de ces deux articles qui devraient détendre les radiologues. http://pubs.rsna.org/doi/abs/10.1148/radiol.12121460?queryID=61%2F201956 http://pubs.rsna.org/doi/abs/10.1148/radiol.12121823?queryID=32%2F201960

  22. Laurent dit :

    Un autre argument, très utilisé : ça n’a pas marché sur toi parce que tu n’y croyais pas…
    Non, désolé, si tu plantes une aiguille pour dévier un flux d’énergie qui passe objectivement par des méridiens comme tu dis, ça doit marcher indépendamment de ma conviction. On ne devrait pas disposer de ce système d’énergie et de méridiens selon qu’on y croit ou pas.. on est fait pareil il me semble 🙂
    Si tu es en hypoglycémie et je te file du sucre, ça marchera que t’y croies ou pas !!

  23. jean dit :

    Y a pas plus con qu’un esprit scientifique. Les vrais scientifiques n’ont d’ailleurs pas l’esprit scientifique, ce sont des esprits créateurs, comme les artistes et les philosophes. Ils sont souvent très mystiques, beaucoup finissent fous.

    Le type qui a écrit cet article ne parle pas de science, il parle de sa religion. Il défend sa chapelle. Les vrais créateurs, ils n’ont pas que ça à foutre de défendre la science établie, ils inventent la nouvelle science. Je suis sûr qu’il y a des scientifiques qui tentent déjà d’expliquer la lévitation, la télékinesie, ou d’autres phénomènes dits « paranormaux ». Il inventent la nouvelle science du nouveau monde, pendant que les inquisiteurs défendent le vieux monde et sa vieille religion positiviste.

    Les faits n’obéissent pas à la science, les théories scientifiques expliquent les faits. Quand les gens se mettront à bouger les objets à distance ou à voler, les scientifiques se mettront au boulot pour l’expliquer. Ce ne sont pas les scientifiques qui décident ce qui est possible ou pas.

    • PUautomne dit :

      Bel empilage de lieux communs, la création est avant tout du travail, encore du travail rien que du travail et un peu d’inspiration et de talent. Je pense que vous n’avez aucune idée de ce qu’est la science et la création. Pour l’instant pour voler on utilise des artefacts qui sont le produit de la science la plus pragmatique et dure, ça s’appelle un avion.
      Entendre parler de nouvelle science est aussi effrayant que de parler de nouvelle société, c’est fumeux, pompeux et promis à une belle catastrophe.

  24. jean dit :

    Catastrophe ? Comme Hiroshima tu veux dire ? Je comprends ton inquiétude face à la nouvelle science qu’est la physique quantique.

    Ton monde « scientifique » va voler en éclats, et tu ne pourras rien faire contre ça, parce que tout sera validé par la physique moderne. Bienvenu dans le chaos mon ami. Tu vas apprendre à aimer la catastrophe, n’aie pas peur (laisse-toi regarder par la Science).

    • PUautomne dit :

      La physique quantique fait parti du monde scientifique le plus classique qu’il est possible de trouver. Des mathématiques à n’en plus finir pour faire de la théorie, des expériences pour la confirmer, avec des résultats qui entrainent la production d’une nouvelle théorie.
      Ce n’est pas de la nouvelle science, juste de la science. J’ai l’impression que vous ne savez pas vraiment de quoi vous parlez en fait.

  25. spyko dit :

    Merci pour cet article salutaire, qui a cependant un fort potentiel d’attraction de trolls, be careful !

    Je suis dans le même état d’esprit : ouverts aux nouveautés mais dûment validées !
    Après que des gens veulent essayer des médecins alternatives, c’est leur droit le plus strict et je n’ai rien à en dire. Mais pitié, que ces médecines ne se prétendent pas scientifiques, validées, prouvées, si aucune étude sérieuse ne l’a démontré !
    Donc que des personnes les utilisent certes mais en connaissance de cause et en toute objectivité sur leurs effets démontrés ou pas. Que des labos homéopathiques par exemple prétendent vendre des médicaments qui « vaccinent » contre la grippe, ça me rend dingue, car certaines personnes vont en toute sincérité se croire protégées… Et avec quels dangers pour certaines…

    Tout le monde est libre d’adhérer à d’autres approches à condition d’être bien informé des limites de l’approche.
    Dans mon champ de compétence, la psychologie, je suis malade de voir fleurir des thérapies « alternatives » de psycho-machin-thérapie ouverture des shakras et fluides énergétiques en lien avec le cosmos… Bref… Combien de personnes en réelle détresse vont se laisser tenter et passer à côté d’autres approches validées !

  26. paleophil dit :

    Ce thread est tout à fait passionnant. Il m’a été indiqué par nfkb0, qui a lu un compte rendu d’un livre sur les médecines alternatives (« do you believe in magic ») que j’ai lu l’été dernier (lien : http://wp.me/p2K93D-kN)

    J’ai moi même pratiqué acupuncture, homéopathie (pour mon fils handicapé suite à une hydrocéphalie, recherchant désespérément un miracle, attention, le 15 CH c’est tellement dilué que c’est super hypra puissant), psychanalyse et même les canons à orgone du cher Wilhelm Reich.

    J’ai un fils étudiant en 2ème année de médecine et je mesure aujourd’hui la difficulté de la discipline, et de la compréhension du fonctionnement de la machine humaine, qui doit être l’objet le plus complexe qui existe dans l’univers que nous connaissons (100 milliards de petits robots biologiques qui ne savent pas ce qu’ils font mais qui donnent naissance à une entité qui a conscience d’elle même, dixit Daniel Dennett).

    Mais les choses sont difficiles à dénouer …

    La science avance en se réinventant tout le temps, la seule chose qui est sure pour une vérité scientifique c’est qu’elle sera fausse un jour, puisque nous construisons des modèles intellectuels de plus en plus complexe pour rendre compte de ce qui se passe autour et à l’intérieur de nous. Tant qu’on n’a pas modélisé 100% de la situation, on est forcément approximatif et potentiellement dans l’erreur. Et on n’en est pas encore là, ni en médecine, ni en physique. Le scientifique sait que sa vérité est relative et temporaire, mais ça ne l’empêche de pas de se battre pour convaincre, et l’efficacité du système est qu’il est basé sur des faits reproductibles, donc indépendants de l’expérimentateur.

    Mais les groupes humains sont grégaires. Une fois qu’il y a un consensus sur un sujet (les statines par exemple) difficile pour un praticien de proposer autre chose, aux US ils peuvent même se faire attaquer par les patients ! Et la personne / le groupe qui amène une vision nouvelle sur un sujet est en général considéré comme un doux dingue par ses pairs, et en général il faut une abnégation et une conviction intime colossale pour résister à la pression du groupe de pairs.

    Le problème ce n’est pas tellement ça en fait.

    C’est que d’une part, les humains ont une tendance à l’irrationalité assez massive (lire Kahneman sur le sujet) mais que ça les énerve de l’admettre, et également une grande capacité à mettre du sens sur des choses qui n’en ont pas. Ce qui, il y a 500.000 ans, était un facteur de survie (l’homme qui voit des feuilles bouger et croit que c’est un prédateur qui va lui sauter dessus : celui qui part en courant reste vivant même si il n’y a pas de prédateur, celui qui se dit « nan, c’est rien » alors qu’il y a un prédateur est mort) nous pollue un peu la vie aujourd’hui. Je pense que c’est pour ça que nous avons un faible pour les théories holistiques simplificatrices, qui sont plus agréables que de faire face à la complexité d’un monde auquel en réalité on ne comprend pas grand chose. Méridiens, énergie, on plante des aiguilles : un gamin de 10 ans comprend ça. Une fois qu’on lit que l’acupuncture a été inventée à une époque où la dissection était interdite, et que les 12 méridiens correspondant aux 12 fleuves sacrés de Chine … ça jette quand même un froid, je trouve.

    Demandez à un fervent religieux qu’il vous décrive précisément le paradis et l’enfer, pas de manière métaphorique, non, en vrai, rentrer dans le dur et vous allez voir la tête qu’il va faire. Moi on m’a répondu qu’on était triste pour moi que j’estime que je n’étais pas tellement différent d’un singe, parce que quand même hein, les hommes, c’est drôlement mieux que des singes parce que dieu l’a voulu. Mais je m’égare …

    D’autre part, la médecine, allopathique ou autre est aussi un business et qu’une fois qu’on a construit un business, on a pas envie qu’on vienne vous chier dans les bottes. Qu’on soit acupuncteur, naturomachinchose, grand labo qui fait la majorité de son bénéfice sur des statines à l’efficacité contestable, ou société céréalière qui vend des céréales de petit dej qui fabriquent des générations d’obèses diabétiques .

    Le grand ponte médical qui a construit sa réputation et sa crédibilité sur telle ou telle découverte a forcément les boules quand d’autres personnes viennent avec des théories contradictoires … c’est juste humain, et il va donc faire ce qu’il peut pour les dégommer. Et il faudra du temps et de l’énergie pour arrêter de faire des saignées ou remplacer le modèles des humeurs, ou réaliser que le « junk DNA » est en fait très utile …

    On n’est plus dans la science, mais dans l’humain … mais la science se fait avec des humains, pour l’instant 🙂 d’ici quelques décennies elle pourrait être faite par des robots et ça ne serai pas forcément plus drôle …

    Voilà … je ne suis pas sur que ce post soit très compréhensible, en le relisant il est carrément bordélique mais en tous cas j’apprécie votre blog et je reviendrai ! et j’adore le t-shirt.

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  29. Ronan dit :

    Bonjour/bonsoir

    Pour ma part je suis assez curieux de cet appréhension envers l’efficacité de l’acupunture…
    Sans parler de noeud d’énergie, peut-être est-ce juste un point de vue différent à adopte.

    Connaissez-vous « l’art des points vitaux », en gros un art martial mettant en application des points précis sur le corps humains dans le but d’avoir des effets immédiat après les avoir frappé.
    Le plus connu reste somme toute le « coup du lapin », mais il en existe de nombreux autres (par exemple, le K/O/ lors d’un match de boxe).

    En prneant comme hypothèse que la pression d’un point précis du corps humain entraine des effets immédiats chez le patients, en quoi l’acupuncture est irrationnel ?
    N’est-ce pas ce qu’elle fait ? En mettant en disposition une combinaison d’aiguille pour mieux harmoniser le corps humain ?
    (Bon même si pour ma part, ‘est bien plus l’acupression qui m’intéresse).

    La référence du livre est :
    « L’art Sublime et Ultime des points vitaux
    Date de parution Janvier 1998
    Auteur 1 Fujita SAIKÔ
    Auteur 2 Henry PLÉE »

    • PUautomne dit :

      L’acupuncture ne marche pas, elle ne fait jamais mieux qu’un placebo et surtout que des piqures sans viser les soits disants point vitaux. C’est un chouette placebo pour des troubles fonctionnels et je pense qu’il est mieux de faire de l’acupuncture plutôt que de prendre certaines molécules pour arrêter de fumer par exemple. Les gens qui vivent de l’acupuncture vivent bien. Pourquoi à tout prix vouloir lui donner un vernis pseudo-scientifique qu’elle n’arrivera jamais à acquérir?
      Vos exemples de points vitaux sont étranges. Il est sur que frapper à la tête entraine une commotion cérébrale avec perte de connaissance pas vraiment besoin de chercher un endroit précis. Je prends une batte de baseball et je tape sur la tête de n’importe qui ça marche. Quand on appuie par contre sur des nerfs accessibles ont peut avoir des effets sans développer une grande puissance, il y a là une explication physiologique simple largement utilisé pour l’anesthésie loco-régionale.
      L’envie de magie est toujours présent et les médecines dites complémentaires jouent pleinement là dessus. Ce n’est pas très grave tant que c’est complémentaire et pas alternatif, tant que ça ne ruine pas les gens.
      Après vouloir des arguments scientifiques pour les promouvoir, ça ne marche pas, ça bloque. C’est un peu comme les tenant de l’intelligent design qui veulent donner un substratum scientifique à la foi religieuse. Ça résiste. Dieu n’existe pas mais on peut y croire.
      C’est notre force en temps qu’espèce que de croire en les fruits de notre imagination.

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