Une indispensable lecture

Je vous conseille la lecture de ce très bon article d’opinion dans Nature. La pression pour publier est responsable d’une baisse de la qualité. Nous devons en science diminuer notre appétit de publications, en diminuant la quantité nous devons augmenter la qualité. L’exemple donné au cœur du papier éclaire les risques de cette dérive publivore.

1000 papiers publiés avec une lignée de cancer du sein qui en fait est une lignée de mélanome. Un article est cité entre 10 et 20 fois en cinq ans. Tous les ans, 10000 articles citeront des articles reposant sur une lignée cellulaire fausse. Une véritable métastase dans le monde de la littérature oncologique.

Les solutions pour améliorer la qualité ne viendront pas que de meilleures pratiques en statistiques. En passant, elles sont inapplicables, si on veut respecter les recommandations sur l’expérimentation animale. D’un coté, c’est pas assez de puissance, de l’autre trop d’animaux utilisés. Il faudra bien un jour savoir ce que l’on veut. Il faut augmenter le standard des bonnes pratiques de laboratoire pour être sur que ce que nous avançons est vrai. Sans diminution de la boulimie publicatrice, ce ne sera pas possible.

Pour augmenter la qualité des papiers, il faut diminuer la pression de publications et sortir de ces métriques uniquement quantitatives qui rassurent le décideur, sauf quand le chercheur devient un top rétracteur d’articles

Un article qui j’espère ne sera pas noyé dans la masse de la littérature scientifique au vu de l’importance du problème qu’il soulève.

Source : The pressure to publish pushes down quality : Nature News & Comment

Ce contenu a été publié dans Science, avec comme mot(s)-clé(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

3 réponses à Une indispensable lecture

  1. sven337 dit :

    Et le problème n’est pas qu’en médecine…
    D’ailleurs, John Oliver en a parlé très récemment. https://www.youtube.com/watch?v=0Rnq1NpHdmw

  2. Lewandowski dit :

    Enfin Nature s’y met, on va peut-être s’améliorer…
    L’autre jour encore un scientifique pourtant de qualité par ailleurs m’a estomaqué en disant que si l’IC est à 1.3-1.5 pour un produit, alors il est probablement plus efficace que le produit pour lequel l’IC est à 1.1-1.3 (oui, pour affirmer cela, il aurait fallu les comparer l’un avec l’autre…)

  3. Ping : Une indispensable lecture | Jeunes Médec...

Répondre à sven337 Annuler la réponse.