Je me pose régulièrement la question. Je ne regarde que blue sky. Je me suis inscrit sur substack mais je n’y mets jamais les pieds. Je ne suis plus un très gros consommateur. J’ai décoché les notifications sur mon téléphone. Je me suis rendu compte à qu’elle point ceci était important, quand lors de mon inscription sur substack j’avais des notifications incessantes de choses qui auraient pu m’intéresser mais en fait étaient juste une perte de temps. Le titre reflétant rarement le contenu. Ce fut insupportable. Je conseille pour éviter le FOMO de virer les notifications. Sans ces nudges maléfiques d’applications, la vie numérique est bien plus agréable et reposante.
Je me dis régulièrement que je vais quitter blue sky quand il tourne toujours autour des mêmes trucs déprimants sur Donald Trump. En passant, il y a des journées mondiales sur tout et n’importe quoi, pourquoi pas une journée mondiale sans Trump. Je rêve d’une journée sans titres de journaux, sans émissions de radio, sans séquence télévisuelle et sans post où que ce soit avec le nom de Jésus Trump, juste une journée de calme informationnel sans attaque tout azimut et haine gratuite.
Et puis, je tombe sur un papier que je n’aurai pas vu ou comme ce matin sur une œuvre d’art. Je ne connaissais pas Peter Brook, un peintre du XXe siècle, jusqu’à ce que Des poste ce tableau.

Le titre est April shower. C’est beau, j’ai l’impression d’être dans un livre de Nina Allan et j’aime cette sensation. Il se trouve dans une série de tableaux peints entre 1976 et 1977, les douze mois de l’année. Ils sont visibles sur le site de la Tate. Quand je découvre un si bel artiste, je sais pourquoi je reste sur un de mes rares réseaux dit « sociaux ».
J’ai trouvé cette citation de Brook.
« I’ve always painted what I liked. I’m just lucky other people liked it too »
Elle est une définition possible de l’art qui s’oppose au réseaux sociaux et à la génération de contenu par IA . Faire ce qu’on aime et pas ce que les autres attendent. Et pour celui qui reçoit accepter d’être déranger, d’être mis dans une zone d’inconfort, devoir donner de son temps pour saisir la profondeur de l’œuvre, changer son point de vue, redécouvrir l’art de la conversation et refuser celui de l’invective.

Merci pour la découverte de ce très beau tableau. Je suis abonné à votre blog et je ne suis jamais déçu quand j’ai une notification (j’ai aussi coupé celle de bluesky et quitté twitter depuis X….), qu’il s’agisse de néphrologie ou d’Art.
Je ne suis sur aucun réseau, j’ai désactivé avec bonheur mes notifications il y a 6 mois, et je me sens en phase avec vos posts, depuis plus de 10 ans. Merci.
Merci pour ce très gentil commentaire
Bonjour. Je résiste et je reste. Je découvre tant de choses… Les réseaux entraînent une frustration supplémentaire : celle, par exemple, à la suite de votre billet me révélant ce peintre, une double frustration à vrai dire, celle de ne pas l’avoir connu et celle de ne pouvoir aller à La Tate Gallery voir ls toiles en vrai. Il est indispensable d’avoir son propre réseau social avec quelques amis et connaissances qui nous ouvrent en vie réelle sur un monde que nous ne connaissons pas encore. J’ai découvert avec surprise les livres que vous lisez écrits pas des auteurs que j’ignorais complètement. Merci. A bientôt.
Le réseau social que vous citez est lui-même navrant. Bien sûr c’est du bon côté des choses, mais c’est très politique, et vraiment unilatéral. En ce moment on ne parle qu’aux gens avec qui on est du même bord les autres, on les ignore ou on les insulte. Ou bien on va sur un réseau social où tout le monde nous ressemble.
Et oui Jm aussi beaucoup l univers bd de Peter Brook et la neige … ce sont mes préférés mais celui que vous montrez est sublime.