Luttons contre la vieillerie de mon cerveau

Est ce que le sport pratiqué de façon intense c’est bon pour les coronaires? Cet article répond par la négative. Les personnes, avec une activité physique de plus de 8h de vélo ou triathlon ou 6 h de course à pied par semaines et ayant commencés avant 30 ans, ont plus de plaques coronariennes et plus de sténoses coronariennes significatives que les personnes ayant commencé après 30 ans ou faisant moins de 3h de sport par semaine. Ils ont par contre une VO2max meilleure. Ce papier soulève plein de questions sur le risque du sport à forte dose pendant de longue période et sur la signification de l’imagerie et donc sur l’interprétation que l’on doit faire de la présence des plaques plus ou moins calcifiées. Le dépistage par l’angioscanner des plaques chez des sujets asymptomatiques me semble sans intérêt. En tout cas si vous faites du sport à plus de 6 heures par semaines évitez de cumuler avec d’autres facteurs de risque cardiovasculaire. Ceci ne veux pas dire qu’il ne faut pas faire de sport mais de façon mesurée, comme toujours tout est dans la dose.

Et si on utilisait la ponction biopsie rénale pour déterminer le risque de mortalité et d’événements cardiovasculaire majeurs? Cet article montre que plus les patients ont une expansion mésangiale, plus il y a de sclérose artériolaire et plus le rein est fibreux plus le risque de décès et de MACE est important ceci indépendamment de nombreux facteurs de risque cardiovasculaire. Ce résultat n’est pas surprenant mais suggère que les patients biopsiés avec des lésions de ce type devrait faire l’objet d’une prise en charge du risque cardiovasculaire particulièrement énergique.

Dans la série, avant de savoir si une bonne idée est vraiment bonne on la teste. Un article qui montre que chez l’animal, le jeun intermittent ne protège par de la cardiotoxicité de la doxorubicine au contraire, il l’aggrave. Donc le jeun ne semble pas une bonne idée pour protéger son cœur lors d’une chimiothérapie.

Avant de consommer plus de trois tasses de café par jour, il faudra peut être se faire génotyper pour CYP1A2. Cet article montre avec un niveau d’évidence faible, je le concède bien volontiers, que les personnes avec un profil de métaboliseurs lents de la caféine sont plus à risque de développer une albuminurie, une hyperfiltration glomérulaire et une HTA. La principale limite du travail est le petit échantillon de patients. Si les résultats de ce travail sont confirmés par exemple par une étude type UK biobank, il est certain qu’il faudra déconseiller aux métaboliseurs lents de boire des litres de café, encore une fois la mesure…

Dans la série, on normalisera tous les comportements. L’administration de kisspeptin, chez les patients avec une diminution de la libido, améliore cette dernière comparée à un placebo. On sent le blockbuster se préparer et surtout une pathologie qui verra sa prévalence exploser avec la molécule qui va bien. Je ne sais pas si j’ai envie d’en rire ou d’en pleurer.

Dans la série le papier pas relu par quelqu’un qui connait. Un case report de l’ESC heart Failure qui montre comment une quadrithérapie classique de l’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection altérée marche trop bien chez une patiente dialysée. Le papier est très bien écrit avec de très jolies figures et vidéos, il manque juste un truc qui est l’évolution du poids sec de la patiente. Les auteurs osent dire qu’il n’y a aucune modification de la précharge alors qu’ils ne donnent pas ce marqueur majeur de l’état d’hydratation en dialyse. Ceci manque de façon criante surtout quand on regarde l’évolution de la créatininémie. Cette dernière suggère fortement avec l’évolution rapide du BNP que le poids sec a du être bien optimisé. Je pense qu’un néphrologue de terrain n’aurait pas laissé passer ça.

Et pour finir, un papier de niche, est ce que la présence d’une protéinurie modifie l’efficacité de l’éculizumab? Pour faire court, plus il y a de protéinurie plus le risque d’avoir une activité du complément insuffisamment bloquée est importante. Il se pose la question chez des patients protéinuriques d’augmenter la dose d’éculizumab comme ceci a pu être fait lors des grossesses.

Ce n’est pas un article mais un communiqué de presse de la société qui commercialise le budesonide. Cette molécule (corticoïdes à diffusion digestive) ralentirait la perte de DFG, à 2 ans, de 5 ml/mn/1,73m2 chez les patients avec une néphropathie à dépôts mésangiaux d’IgA. il s’agit d’un très beau résultat, on attend avec impatience l’article pour aller plus loin. Je rappelle que le sparsentan vient aussi d’avoir une AMM dans la même indication et que nous attendons les résultats sur la fonction rénale. Nous vivons une période très intéressante pour nos patients avec des maladies rénales chroniques. Nous pouvons vraiment espérer améliorer le pronostic de ces pathologies et reculer au maximum le besoin en traitement de suppléance.

Pas de liens d’intérêt avec calliditas, je participe aux deux essais de Travere sur le sparsentan, j’ai une relation avec alexion et tous les producteurs de gliflozines.

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C’est quoi un arc en ciel?

Une belle illustration et l’explication est ici

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Street art coprophobe

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C’est quoi la justice?

La première saison porte sur une affaire d’infanticides bien particulière. Ce podcast qui explore la défense d’une femme que certains peuvent juger indéfendable est une magnifique illustration de ce que c’est la justice. Au terme de l’écoute, je me dit qu’on aurait plutôt du appeler cette émission mécaniques de l’humanité. https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/mecaniques-de-la-justice

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Maladie rénale chronique et alimentation

Aujourd’hui, c’est la journée mondiale du rein. Nous organisons une conférence grand public. J’ai hérité du sujet de l’alimentation et de la maladie rénale chronique. Cette présentation a pour objectif de donner quelques idées sur comment bien manger pour protéger ses reins.

Mes conflits ou confluences d’intérêts comme vous voulez, on va suivre le torrent d’urine pour cette présentation, on se demande où elle nous amènera.

Les reins sont deux petits organes qui pour fonctionner se branchent sur le système cardiovasculaire. Au repos, ceux sont les organes les plus vascularisés de l’organisme par rapport à leur poids. Chaque jour, 180 litres d’eau seront filtrés et 179 l réabsorbés, avec 1,5 kgs de sel, 180 g de glucose et bien d’autres choses.

A quoi ça sert un rein? De façon très finaliste, on peut dire, que ça sert juste à manger et boire, ce que l’on veut, comme on veut, quand on veut, sans avoir peur de mourir noyé. Plus sérieusement, il contrôle la composition du milieu intérieur en réponse aux stress environnementaux que sont l’alimentation mais aussi la sudation ou la diarrhée par exemple. C’est un des organes majeurs de réponse à l’exposome. Il ne s’agit pas d’une découverte, comme l’a dit Claude Bernard: « La stabilité du milieu intérieur est la condition d’une existence libre et indépendante. »

Sur la diapositive suivante, vous verrez la définition de la maladie rénale chronique. Pour faire simple on parlera de maladie rénale chronique quand le débit de filtration glomérulaire est inférieur à 60 ml/mn/1,73m2 à deux reprises à trois mois d’intervalle ou/et quand le ratio albuminurie sur créatininurie (RAC) est supérieure à 3 mg/mmol à deux reprises à trois mois d’intervalle. La perte de fonction rénale va entrainer une accumulation de déchets qu’on appelle les toxines urémiques responsable d’un intoxication chronique, mais aussi de chlorure de sodium (le sel), de potassium, de phosphore et d’acides. La principale cause de décès au cours de la maladie rénale chronique est la pathologie cardiovasculaire. Ceci explique pourquoi nous sommes très préoccupés par la pression artérielle de nos patients.

Il existe une classification de la maladie rénale chronique, plus c’est rouge plus le risque de dégrader sa fonction rénale, c’est à dire de devoir un jour aller en dialyse ou de devoir être transplanter d’un rein, est important. Plus c’est rouge plus le risque de faire un événement cardiovasculaire, infarctus, accident vasculaire cérébral est important. Comme vous le voyez la quantité d’albumine dans les urines est un facteur de risque majeur de progression de la maladie rénale chronique. Moins on a d’albumine dans les urines mieux c’est. On dose régulièrement son RAC pour suivre l’efficacité de la prise en charge thérapeutique. Un des buts de la prise en charge diététique est de réduire la quantité d’albumine dans les urines.

Quels sont les principaux ennemis des reins dans l’alimentation?
Le sel, sa consommation s’accompagne d’une augmentation de la pression artérielle. L’hypertension artérielle (HTA) est un facteur de risque cardiovasculaire majeur et de progression de la maladie rénale chronique. Le premier traitement de l’HTA est la réduction du sel dans l’alimentation.
Le phosphore et surtout les phosphates inorganiques que vous trouverez sous forme d’additifs et conservateurs dans les aliments transformés et ultra transformés. L’augmentation de la phosphorémie va participer à la formation de calcifications dans les vaisseaux qui vont augmenter le risque de maladie cardiovasculaire.
Enfin, le pire ennemi, les protéines animales qui vont fournir le carburant à la production des toxines urémiques. Elles sont la principale source d’acide de l’organisme responsable de perte de muscles et d’os entre autres maléfices.

La maladie rénale chronique s’accompagne d’une accumulation de déchets les toxines urémiques, mais c’est quoi au juste? Je vais vous donner un exemple, l’indoxyl sulfate. C’est une petite molécule qui provient d’un acide aminé essentiel le tryptophane. Il est amené essentiellement par les protéines animales. Je vous rappelle que poulets et poissons sont des sources de protéines animales. Il n’y a pas que le bœuf. Les protéines animales sont digérées pas notre tube digestif, au niveau du colon, des bactéries vont transformer le tryptophane en indol qui va être absorbé à ce niveau. Cette petite molécule est très toxique et pour être éliminée plus facilement va être transformé en indoxyl sulfate par le foie. L’indoxyl sulfate est éliminé par sécrétion au niveau des tubules du rein. La concentration dans le sang est basse et ne pose pas de problème. Si vous mangez beaucoup de viande, il y aura une courte accumulation de cette toxine dans le sang qui sera rapidement éliminé par le rein. Si vous manger très souvent, beaucoup de viande, l’indoxyl sulfate s’accumulera.

Quand il y a une insuffisance rénale chronique, en pratique quand le débit de filtration passe sous les 60 ml/mn/1,73m2, l’indoxyl sulfate s’accumule. Plus la fonction rénale s’altère plus la concentration en indoxyl sulfate augmente jusqu’à fois 200, ceci dépend en partie des apports de protéines alimentaires.

L’indoxyl sulfate est toxique pour la paroi des vaisseaux sanguins et augmente le risque de faire un caillot dans les artères (infarctus et AVC) ou les veines (phlébite).

Que manger quand on a une maladie rénale chronique?
On privilégie les fruits et les légumes frais et les fibres. On fait la cuisine soit même. On évite le sel et les aliments riches en sel. Consommer 5 grammes de sel par jour, au lieu des 10 à 15 grammes habituels permet de réduire de 5 mm d’Hg la pression artérielle et ainsi de protéger ses vaisseaux sanguins, son cœur et son cerveau en plus de ses reins. On évite les aliments ultra transformés. On évite les protéines en particulier animales. En pratique, pas de viande, de poisson ou d’œufs plus de 5 fois par semaine. Si le patient a un DFG à moins de 30 ml/mn/1,73m2, il peut rentrer dans le forfait maladie rénale chronique et ainsi bénéficier de consultations avec une diététicienne entièrement prises en charge.

De façon simple, avant de voir la diététicienne, on peux suivre ces 6 conseils pour protéger ses reins. Ceci s’applique aux patients avec une maladie rénale chronique mais aussi à ceux à risque de développer une maladie rénale chronique. Vous trouverez le rationnel de ces conseils là.

Bien manger doit s’intégrer dans une amélioration globale de son hygiène de vie qui passe par une réduction de son poids, si on est en surpoids, un arrêt du tabac, une consommation très modérée d’alcool et enfin une activité physique régulière. L’ensemble de ses points vont protéger votre système cardiovasculaire. Ce qui est essentiel pour protéger ses reins.

En conclusion, le premier traitement de la MRC est l’alimentation, riche en fibres, fruits et légumes, pauvre en sel et protéines surtout animales. Il faut prendre du plaisir dans la préparation de ses repas et dans le fait de manger ce qu’on a fait soi même. Le régime méditerranéen est sans aucun doute une approche nutritionnelle à privilégier pour les patients avec une maladie rénale chronique. Limiter son apport en protéines animales est bon pour la santé humaine mais aussi pour la planète. La néphrologie doit être à la pointe du combat pour le concept d’une santé, « One Health ». La santé des hommes ne peut être déconnecter de celles des animaux et des plantes. La santé humaine ne peut être déconnecter de la pollution, du réchauffement climatique, de la perte de biodiversité et du respect de l’environnement. Comme l’eau, la production de protéines et leurs consommations fait de ce nutriment un objet global de réflexion sur notre relation à la planète. Nous sommes donc arriver au col d’Urine qui est le terme de ce voyage.

Je n’ai pas parler d’apports hydriques car le seul conseil est buvez à votre soif, sauf cas particulier dont il faut parler avec votre néphrologue.

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Poème du jour

Passage Piéton

Et le ciel et la pluie
Et le short déchiré d’un enfant
Qui traverse la rue sans regarder
Il ne sera pas renversé devant nous
Aujourd’hui
Pourtant tous les jours il traversera sans regarder
Peut-être que toute sa vie d’enfant
Sera entourée de la parenthèse protectrice de
L’ignorance des dangers
Mais il suffira d’une fois
Pour que le poème s’arrête.

Arthur Navellou

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Sauvez une forêt

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Conseils d’écoute pour un dimanche

La série documentaire sur la rafle du Vel d’Hiv, une remarquable émission en 8 épisodes, il y a un équilibre très pertinent entre témoignages de survivants et explications historiques. Une écoute indispensable pour comprendre ce qui est et restera un moment de honte de la France. Munissez vous de quelques mouchoirs pour essuyer les larmes qui viendront, forcément. Vous ne verrez plus jamais une roue de Brie comme avant après cette écoute.

Dans le cours de l’histoire, quatre émissions remarquable sur Hitler et les différentes années en 3, 23, 33, 43. Les historien/nes interrogé/es sont passionnant/es du lundi au jeudi. La deuxième émission sur Mein Kampf est indispensable pour prendre la dimension de ce texte et apprendre que Hitler était un mauvais écrivain. Ma préférée, la quatrième sur les images, le propos va bien au delà de la deuxième guerre mondiale et de l’extermination des juifs d’Europe. Cette émission est une œuvre de salubrité publique pour comprendre ce qu’est une photographie, jamais neutre et à toujours contextualiser. L’émission du vendredi est aussi passionnante avec Stéphane Audouin-Rouzeau et la question majeure du corps dans la guerre entre autres. En regardant l’Ukraine, nous ne devrions pas oublier que des corps sont martyrisés et que si la guerre est un acte politique dans son essence, elle est faite des corps et des âmes meurtries.

L’excellent Code a changé et sa dernière enquête sur la typographie. C’est passionnant, encore une fois, je me répète. Une émission importante, ne serait ce que pour comprendre pourquoi utiliser les outils d’Adobe vous expose à ne plus avoir de couleurs, pourquoi quand Google devient Alphabet il faut le prendre au sérieux et quelques pistes de résistances. Il y a un étrange écho entre la quatrième émission du cours de l’histoire qui insiste tant sur le fait de s’intéresser à qui produit l’image et pourquoi et cette émission sur qui fait une police typographique et pourquoi elle est mise en open source. La résistance passe par notre attention au monde, dans un monde qui ne cherche qu’à nous distraire. J’aime bien comment Xavier de La Porte construit ses émissions avec des détours, des souvenirs. Ma lecture du moment est totalement dans ce mode narratif, je ne suis pas sur que ce soit un hasard.

Enfin, une écoute indispensable pour toutes et tous, encore une série documentaire, « Qu’est ce qui pourrait sauver l’amour?« . Avant de vouloir changer le monde si on faisait bouger nos relations intimes. Lisez ça d’abord, pour vous mettre dans l’ambiance et bien comprendre de quoi on va parler.

Bonnes écoutes.

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Ralentir mon vieillissement cérébral

Un article qui sera utile à tous les néphrologues quand nos collègues cardiologues nous demande si il faut en plus du cœur transplanter un rein. Il y a un bénéfice sur la mortalité des patients à partir de 40 ml/mn/1,73m2, de recevoir à la fois un rein et un cœur que de ne recevoir qu’un cœur. Le seul soucis est que le risque de perdre le transplant rénal est le double dans le groupe double transplantation que transplantation rénale simple. Si en terme individuel à partir du stade 3b il y a un bénéfice, en terme populationnel, le doublement du risque de perte du transplant rénal pose une question d’équité importante pour les patients sur la liste d’attente.

Un très intéressant papier qui montre un lien entre la dysfonction endothéliale et la diminution de la force musculaire chez le patient avec une maladie rénale chronique.

Horloge rénale, un très chouette papier qui montre à quel point les mammifères sont rythmiques.

Avoir une bonne santé cardiovasculaire est associé à une vie plus longue en bonne santé. Ici la santé cardiovasculaire est mesuré par le score LE8 et la vie en bonne santé par l’absence de maladies cardiovasculaires, l’absence de cancer, l’absence de démence et l’absence de diabète. Le plus intéressant est le bénéfice d’avoir une bonne santé cardiovasculaire est indépendant de ses revenus. Le gain de vie en bonne santé est de près de 7 ans pour les hommes avec une très bonne santé CV par rapport à ceux avec une mauvaise qualité et pour les femmes le gain est de près de 9 ans et demi.

L’hepcidine comme protecteur dans les maladies inflammatoires de l’intestin. Un très intéressant article en français qui montre que ne pas avoir d’expression de l’hepcidine n’est pas une bonne idée pour un bon état du tube digestif. Dans les situations à risque de lésions pour le tube digestif, il n’est probablement pas bon de diminuer la quantité d’hepcidine. Avant de prescrire un inhibiteur des prolyl hydroxylases, pensez y.

Pour continuer dans les risques non prévus de faire joujou avec la voie HIFalpha par exemple avec des inhibiteurs des prolyl hydroxylases, ici un exemple dans le muscle. L’article montre que maintenir une activité de la voie HIFalpha dans le muscle entraîne un défaut de régénération musculaire. Je ne pourrai que conseiller d’arrêter cette classe thérapeutique en cas de lésion du muscle pour éviter que la régénération ne prennent trop longtemps.

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« Les veines de la terre », éditeurs Marin Schaffner, Mathias Rollot, François Guerroué

Une anthologie des bassins-versants, que je vous conseille fortement. C’est une introduction au biorégionalisme avec des réflexions passionnantes sur l’eau. Il s’agit d’une sélection de texte qui montre l’importance de l’eau dans notre vie. Tous les textes sont passionnants, les plus anciens comme les plus récents. Le choix est si bien fait que vous avez envie d’aller plus loin et de mieux comprendre les différentes expériences. J’ai mis sur une carte les différents lieux dont parlent les différents auteurs. Allant du quartier des Aygalades à Marseille au fleuve Victoria en Australie en passant par l’Amérique du nord, le Brésil, le Japon, le Congo et l’Inde. Les questions sont très proches et les inquiétudes identiques. Une lecture vraiment enrichissante qui suggère que partir des questions essentielles comme l’eau, un élément essentiel à la vie sur Terre est peut être une bonne stratégie pour explorer comme vivre en harmonie entre humains et entre humains et non humains.

Reconnaître une parenté entre nous et les éléments, montagne, rivière, animaux qui nous entourent, comme les aborigènes australiens ou les indiens d’Amazonie semble un bon point de départ. Ne pas voir l’eau comme une marchandise mais comme un commun est un deuxième prémisse qui parait central pour une discussion apaisée. Enfin, un tabouret tient mieux sur trois pieds que deux, proposer que les réponses soient locales en tenant compte des particularités et sans vouloir imposer une solution unique semblent aussi une idée pas trop con. Bonne lecture.

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